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MAELLE

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...Une grande artiste de 12 ans..

**Un cadeau**

MAELLE.L

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...Elle ne sait combien elle a visé juste. Je ne crois pas au hasard...

...MAELLE a touché mon coeur...

...Je décroche le ballon qui mène à la liberté...

...MERCI...

A elle,

à vous tous et toutes étoiles merveilleuses...

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Le ballon mauve, mon ascenseur personnel en quête du bonheur est bien difficile à atteindre. Il a la cime dans les nuages. Je le regarde, lui et le ciel. Mes yeux scrutent ce lointain inconnu et étranger. Un ciel qui semble si haut, trop haut, infranchissable. Je me dis que jamais je ne parviendrai à l'atteindre, même en m'accrochant à cette délicieuse montgolfière mauve dessinée pour moi. Je ne ne pourrai  pas tournoyer avec le soleil, valser avec les étoiles, enlacer la lune, rêver avec les nuages, et ce malgré les anges qui me tendent la main. Je lève ma tête. Je les vois, je me gonfle d'émotions. Oui, je les reconnais mes âmes bienveillantes. Elles sont LA, me sourient. Je peux entendre leurs voix douces et chaudes me murmurer dans un souffle: "Viens montes, n'aies pas peur. Tu peux le faire. Laisses toi guider. Accroches toi aux barreaux de l'échelle de la vie. Nous sommes là, nous te rattraperons si tu tombes". Je ressens leurs mains se rapprocher, elles m'appellent, me parlent et me rassurent. Les anges n'ont de cesse de m'encourager:  "Va, vis, deviens". Ces trois mots répétés encore et encore dans un écho d'amour. De mon bas, j'ai une furieuse envie de les retrouver, mais j'ai peur. Une peur qui me parasite et me paralyse. Pourtant, Ô combien il serait simple de couper ce fil qui retient le ballon mauve. Une bulle légère prête à  voleter dans les airs vers un sentier nommé liberté. Entre eux et moi une infime frontière à franchir. Je dois "lâcher prise" afin de me trouver, enfin. Eux sont mes alliés, tels des chevaliers protecteurs. Tout près de moi Ils sont un souffle de vie, un halo de lumière, qui m'enveloppe de douceur, de paix, d'harmonie. Alors je soulève mes jambes de plombs et je grimpe mains rivées à l'échelle. Je franchis un barreau. Je ne veux pas me retourner, le vertige m'affole. Un barreau. Un autre. Encore. J'ai mal. Je ne pense qu'à les retrouver. Prendre de l'altitude est ma mission. Je force, je persévère vers l'ascension fastidieuse, laborieuse, douloureuse. Une escalade périlleuse. Je me rapproche d'eux, j'en ai l'intime conviction. Un barreau franchi, voila  qu'un autre apparaît, une non fin. Mais... j'entends là, tout près qui tape dans ma poitrine, ces trois mots pulsation  maximale: "Va, vis, deviens" ...