21 novembre 2009
IKARIA (partie III)
...
Lorsque je rentre en Terre Mauve, Igor est là, il m'attend. Je m'assieds près de lui. Je lui fait part de ma découverte, de ma joie soudaine, et aussi de ma décapitation lorsque je me suis rendue compte de mon erreur. De mon exaltation avortée. Silencieux tout le long de mon récit, il me scrute de manière bienveillante. Un sourire naît, et sa voix si rauque et puissante que j'aime tant résonne:
-"Tu as, Mauve, rencontré sur ta route Ikaria. Je vais te conter son histoire. Ikaria est une amie de longue date".
Il sait combien j'aime ses histoires. Elles transportent, et font écho en moi. Ce sont de belles leçons de vie, j'apprends grâce à lui, et je grandis. Un cadeau, celui du coeur qu'il m'offre. Qui me nourrit d'humilité.
...
-"Cela se déroule il y très longtemps, dans une autre ère, un espace temps lointain. Ikaria est une jeune femme pleine de vie, entière et passionnée. Elle, aux ailes fragiles en papier mâché (par la vie et ses tourments). Un être jusque boutiste dans ses sentiments. Une émotion-aile, une très grande sensible. Une aimeuse, une aimante, une amoureuse, une âme heureuse. Mais vois tu Mauve, à trop aimer, Ikaria a perdu la tête!.
Ikaria est tombée amoureuse d'un "indisponible". Elle est tombée, oui c'est cela. Comme une chute, c'est soudain, brutal, très rapide, inattendu, et bien sur une chute peut faire très mal. Une heure, nez à nez avec l'indisponible, crée la naissance de sentiments. Dès sa rencontre avec lui, le processus est lancé, elle ne contrôle pas. La machine du coeur et son tic-tac est enclenché. Elle s'est prise d'un fantasme, en prise avec une image, éprise d'un rêve, d'un poème, d'une soixantaine de minutes.
Mais le temps passe, et l'indisponible est absent. Toujours absent. La pendule tourne sans fin, elle demeure pendue là, sur sa faim. Elle compte, et décompte. Vit et revit en boucle cet unique instant si éphémère. Tu sais Mauve l'attente tue. Dès lors l'attente accule son esprit désormais ventousé de multiples questions. Questions n'amenant aucune réponse, à part les siennes, sûrement erronées, ou emplies de projections. Ikaria dans sa bulle ne sait que "panser". Elle tente de tuer la pieuvre qui s'est emparée d'elle et qui l'étouffe Ô fil des heures. Elle s'en veut de se vivre si faible face à cette attente obsédante, et lancinante quant à l'indisponible, qui lui vit, pendant qu'elle se vide. Mais les ventouses aspirent à plein poumons sa lucidité. Elle perd lentement sa vitalité, son âme s'éteint. Pourtant elle le sait: "attention à l'atten...tation". Mais elle a aussi entendu dire que la "meilleure façon de résister à la tentation c'est d'y succomber". Mais Mauve, Ikaria finira par tomber, à défaut d'avoir succomber."
Songeur demeure Igor, son regard est ailleurs, perdu et lointain. Je n'ose l'interrompre. Il est grave. Le silence est là entre nous. Il a une longue inspiration, à nouveau me sourit tendrement et reprend:
"-Peu à peu la tête d'Ikaria s'emplit de doute, de peur, de chagrin. Tête qui devient lourde à porter et à supporter. Pression omniprésente. Elle devient étau, la serrant, la stressant, l'opprimant. Ikaria est parasitée par de terribles migraines qui paralysent ses tempes, pendant que le temps lui, file et défile, et que l'indisponible s'est défilé. Elle vit le chaos, elle ne sait plus. Elle s'est perdue, au détour d'une heure. Tant bien que mal (mais ou est la frontière entre le mal et le bien?) elle s'oblige à résister pour ne pas tomber encore plus bas....Mais c'est une labeur titanesque, pour cette âme si sensible...
Une après midi chaude et brûlante elle décide de s'envoler vers le ciel, pour un répit, une diversion, un hors du temps. Elle déploie ses ailes, son énergie, et aventureuse, se rapproche langoureusement du soleil. Elle sait pourtant qu'elle ne doit pas trop le frôler, car mâchée elle est. Qu'il est dangereux pour elle. Mais inconsciente, ou par un lent suicide conscient, elle veut jouer avec le feu, frôler les limites, transgresser l'interdit, et jouir d'une fulgurante adrénaline....
Mais voila, Mauve, cela devait arriver. Ikaria non seulement s'est brûlée les ailes, envolées en fumée, mais dans sa (nouvelle) chute, en a perdu sa tête, tellement lourde qu'elle n'a pu la retenir. Elle s'est décrochée d'elle, extirpée. Est partie, s'est enfuie. Cette dernière a roulé, roulé, roulé. Jamais elle n'a été retrouvé, malgré de nombreuses recherches révélées infructueuses.
Plus tard, bien plus tard, guérie de ses maux, pansée, et rafistolée, Ikaria n'a pas souhaité d'une autre tête. Seul son corps, son coeur suffisaient à son bonheur. Elle était enfin libre, sans ce fardeau à porter sur ses épaules. Pleine de sagesse, d'amour et de bienveillance, c'est là qu'on lui a proposé sa nouvelle fonction.... Devenir, tout comme moi messagère. Avec le pouvoir si particulier de faire naître une tête, à un endroit intime, au centre d'elle. Cette force apparaît, mais uniquement quand elle le désire et provoque. Son rôle est très défini: L'aider à résoudre les complexes problématiques survenues lors de ses différentes missions rencontrées dans sa vie de messagère. Une tête pensante, chercheuse, ponctuelle, dédiée seulement au bien être du protégé qu'elle accompagne". Une tête alliée, aidante, mais provisoire. Un cadeau qui la rend d'autant plus atypique et singulière."
Je suis interloquée, ainsi donc ma rencontre avec elle, n'est pas anodine ni un hasard. C'est une messagère.... Un signe, une autre leçon. Igor lit en moi.
"-Oui une autre leçon, douce Mauve. N'essaies pas de changer l'autre, ou te changer toi. Vis, telle que tu es, avec ce que tu es. Acceptes toi, et n'essaies pas de modifier ce qui ne peut l'être. Me procurer un corps, offrir une tête à Ikaria, et toi, devenir autre, pour ne plus être toi. Acceptes toi, enfin, et aimes toi avec ce que l'on t'a donné et transmis, avec tes valeurs et richesses. Quand tu accepteras cela, tu verras, tu ressentiras liberté et apaisement, et peu importe ce que l'autre pensera, dira, ou jugera. Seule toi, Mauve compte"....
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L'histoire ne dit pas ce qu'est devenu l'indisponible, mais franchement, l'on s'en moque un peu!.
"IKARIA"
...Par IGOR MITORAJ...
2001
CORNILLON CONFOUX (13)
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J'ai été inspirée lors d'un week-end "regressif", par cette statue. Mon imaginaire s'est envolé, très loin. Quelle est la part de réalité, de fiction, peu importe. Par contre, je tenais à rendre à Ikaria sa réelle provenance. Et quelle surprise quand j'ai lu le nom de son géniteur: IGOR....
Mais qui parle de hasard? Moi je n'y croit pas, et ainsi Igor mon "homme sans corps" a rencontré Ikaria ma "femme sans tête"
...MAGIQUE...
17 novembre 2009
M...
LUMIÈRE
VIE
ESPOIR
FORCE
COURAGE
...
PLUS
...
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Je vous clame de ma "Planète Mauve" encore et encore, toujours et toujours MERCI. Pour vos mots laissés ici au gré de vos promenades. Je voudrai évoquer le dernier billet... Il est né sans souffrance, de manière naturelle, et très simplement. Il a été la base d'un nouvel exercice pour moi. Évidemment après sa naissance, je me suis interrogée quant à sa présence ici. J'ai douté de sa viabilité, prête à toute effacer destination corbeille, abandon. J'ai cru que je me perdais assaillie par le vieux démon "manque de confiance". (La guérison prend du temps!!!). Mais je me suis lancée et j'ai osé l'inscrire, le graver avec ses pairs, ici en Terre Mauve, mon essence.
Vous, là, derrière votre écran, vous ranimez la flamme en moi, vous me procurez lumière vive et dense. Vous réchauffez mon coeur, vous ravivez ma motivation, vous dopez mon égo, boostez mon imaginaire. Je me brûle aux flammes et me dénude, toujours plus, pour m'affronter, etme confronter à vos critiques et regards. C'est bon, très bon, cela me procure un sensation de liberté extrême. Je vide mes poumons, je libère mes entrailles, en écrivant, en m'exposant. Réel exutoire.
Merci, infiniment....
DE MOI POUR VOUS
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08 novembre 2009
ABC...D MO é MOA
Je me Brime, et parfois je rêve de Crime. Je veux alors tenter la Frime. Je me Grime, comme dans un conte défait. Je Prime mon Time pour l'heure de gloire. Mais qu'est ce que je Trime pour être en phase et rime.
Je me Came pour devenir une Dame, comme l'amende, honorable (mais pas trop). Du coup, je me Fame le samedi soir. Souvent je me Game over. Je viole mon H...âme. Telle la Lame, je touche le fond. Je sors mes armes, je me Pâme, pour pas tomber en panne. Mais qu'est ce je Rame pour être en phase et en rime.
Chercher à l'origine et "flash-backer" à la Base afin que les Cases reprennent leurs places initiales. Je me Jase en permanence. Pour cesser le chaos, je m'envole et je m'envoie en l'air, au bal des Lazes ou le temps de la loose ne scintille pas. Je me sens quand même Naze tant je me Rase. Mais qu'est ce qu'il faut la remuer la Vase pour être en phase et rime.
Point de chimère, faut demander de l'Aide, pour ne pas faire un Bide. Ne point tuer tel le Cid, et avancer dans la vie avec ses nouvelles Rides qui se creusent, sans craindre le ridicule.
...
Du cou..p, je me pose sur mon Aire "Planète Mauve" et j'y Cire mes idées noires. Je lustre et j'assouplis. Je teinte et je vernis. J'atténue mes Dire, et Ô fil du temps j'éteins le Fire, pour Lire avec magie et mystère le grimoire de ma vie. Je Mire mon image, je suis en vie! Ça pourrait être pire non? Je continue de Rire, encore et encore et je booste mon égo moteur. Je suis tel le Sire dans l'arène. Ou plutôt une sirène, c'est quand même plus bucolique. Et je me Tire pour être en phase et en rime.
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...Mauve sors ce Fauve qui rugit en toi, et Sauves ta peau d'âme...
..L..
"Air du tant"
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"Ere du temps"
...
22 octobre 2009
IKARIA (partie II)
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"Focus sur un faux cul"
...J'ai focalisé sur le recto, sans zoomer sur le verso...
...Ou vice-versa...
...Elle se dit qu'objectivement ce ne pouvait être le corps d'Igor...
...Elle s'en trouva alors dé (ca) pitée...
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à suivre...
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19 octobre 2009
IKARIA (partie I)
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"Et si au détour d'un retour à dos naissant,
j'avais retrouvé le corps d'igor?"
...Se demanda t-elle, interpellée par son étrange découverte...
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12 octobre 2009
6 mois
...Six mois aujourd'hui depuis ton départ...
***DOUDOU***
J'ose imaginer et rêver que sur la pointe des pieds toi ange coloré et rythmé, tu vas de nuage en nuage, que tu virevoltes en totale liberté dans l'air. Que tu es léger comme une bulle qui tournoie, qui vole, et s'envole. J'espère que parmi les autres tu t'épanouis, tu revis, tu renais, et que la lumière éclaire ta voie dans un parallèle utopique. Cela me rassure, et tend à m'apaiser. Tu sais mon coeur se serre lorsque le soleil brille et chauffe comme aujourd'hui et que ta fille s'exprime: "regarde papa est là, il nous regarde"...
Le temps file et défile, mais tu es toujours là, bien présent, nous ne t'oublions pas. Nous avons encore tous du mal à entendre et réaliser que tu n'es plus, et que ça c'est irréversible. Mais tu reste dans nos coeurs, nos souvenirs. Mais par dessus tout tu vis au travers de tes enfants, ton héritage, qui eux sont là, bien présents, ancrés dans notre réalité. Ce trésor là est bien conservé, et nous en prenons soin au quotidien.
...Prends soin de toi, trublion...
***Tu demeures dans la lumière,
même dans l'obscurité qui nous effraie***
05 octobre 2009
Il est arrivé...
Tel le beaujolais, voilà il est enfin arrivé en "Terre Mauve". Je l'attendais et l'espérais cet "objet" phantasmé. Il faut se rappeler que quelques semaines avant j'avais été profondément endeuillé par le décès soudain de l'ami Sony, son cadet. Après, vous vous en souvenez? J'ai été altérée et handicapée dans mes élans d'idées, de projets, de nouveautés, d'instantanés, de clichés. Mes yeux ont pleuré de ne plus rien pouvoir photographier. Fortement désiré et convoité, l'aîné a peuplé mes journées, voire mes nuitées. Lorsque j'errais et flânais je le guettais, le regardais, le fixais, le badais, j'en bavais, mais sans réellement me décider à me l'approprier. Mauve hésitait? OUI cela doit être inné. NON cela est inné, voila c'est confirmé et officialisé. Mais, faut-il le préciser, de soins variés elle se prodiguait sans jamais se décourager (enfin parfois si quand même!).
Dans cette traversée, il faut l'avouer j'ai été pour cette adoption guidée, aidée et accompagnée par un ami particulier cher à mon coeur, tant il me fait voyager sans jamais d'ailleurs m'amener. Non je ne règle aucunement mes "contes". Il m'a, j'ose le verbaliser Ôté une sacré épine du pied (!!!). J'ai nommé notre tant vénéré:
Il s'est fait un parfait allié pour que je puisse me lancer et réaliser ce voeu qui occupait mon entité! Et voila, que samedi, il était vraiment là dans son emballage cartonné, son paquetage jamais défloré, ni dévoilé. Non évidemment pas Pierrot. Je l'ai admiré, caressé des yeux, ne pouvant mes mains le toucher. Culpabilité, émotivité, gorge nouée, anxiété, et sortie du chéquier! Voila on y est va falloir payer!.
Je l'ai rencontré, nous nous sommes rapprochés, et présenté avec une très grande pudeur et timidité, mais nous étions fortement excités. Nous avons un peu échangé, et papoté, parlé ensemble de nos projets et futures épopées. On a élaboré, echaffaudés, prospecté, envisagé et surtout beaucoup révé! Je lui ai expliqué ce que j'attendais. Il m'a énoncé sans trop détailler ce qu'il pouvait me procurer, me donner. Et finalement je suis enchantée et peu à peu je vais je le sais ne plus pouvoir m'en passer. En plus Pierrot sera à mes côtés pour pallier à mes difficultés!
Le premier cliché réalisé avec mon si doux et magnifié convoité, à été une dédicace à mon fidèle, rare et précieux "messager" IGOR qui a aujourd'hui toute sa renommée. Et promis, je vous montrerai, dès que j'en aurai ... les capacités!
Je vous présente donc ma nouvelle amitié, mon bien aimé, mon protégé:
SONY A330
...MERCI Pierrot...
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01 octobre 2009
Le verre à moitié vide... ou plein
Je dois l'avouer, depuis très longtemps je suis séduite et attirée par toi. Je joue et flirte avec toi quitte souvent à dépasser les limites de l'autorisé. Mais je le précise nous ne sommes pas pacsés, ni mariés, ni engagés. Tu es "juste" mon amant! Mais "juste" je le conçois c'est déja beaucoup. Pas "juste" un détail qui peut prendre du temps, bousculer, et perturber, changer sa vie irrémédiablement lorsqu'on y met le nez dedans. Ou les lèvres serait plus juste!. Malgré tout, je sais très bien que je peux y laisser des plumes en me brûlant les ailes à trop te fréquenter. La proximité peut alors devenir un piège et sur moi se refermer. Toi le prédateur, moi la proie. Suivant les périodes de ma vie j'ai plus ou moins envie de toi. Plus besoin de ta présence près de moi. Pour m'accompagner à pallier et combattre mes maux...
Tu es mon amant. J'aime nos rencontres, entrevues, nos relations. On se voit toi et moi, par périodes, tantôt souvent, tantôt rarement, voire plus du tout durant des semaines. Prise entre un pseudo secret bien gardé, péché jugé, clandestinité, culpabilité et ivresse. De toi j'aime ta force et ton enveloppe, la couleur de ton grain, ton odeur, ta saveur. Le goût que tu délivres sur mes lèvres, ma langue, mon palais. J'aime quand tu m'en...robes, que tu m'enrôles. Lorsque tu t'immisces en moi, je te laisse glisser et couler. C'est doux, chaud, parfois brûlant les tous premiers instants. Tu me fais vibrer, tourner le tête, tu m'excites, et me rends fébrile. Tu troubles mes idées. Tu me deshinibes et m'euphorise. Tu m'emportes et me soulèves dans un paradis Ô combien artificiel, et dan..jeu..reux. La brume m'exalte et me vampirise. Tu me rassures et me donnes confiance en moi. Tu me rends plus légère, tu édulcores mon esprit, tu me rends plus forte. Je sens mon esprit errer, guillerette je deviens, et je mets alors ma vie entre guillerets, pardon guillemets. Serait-ce les prémices, les préliminaires de ces onctueuses caresses et volutes alcoolisées?. Je salive et te re-consomme souvent plus que de raison.
Tu es mon amant, et par moments tu me files la nausée. Ma tête devient très lourde et chargée de négativité intense. Elle me fait alors très mal, tellement que je voudrai la jeter, m'en débarrasser. Tu me rends triste, colère, sensible, mélancolique, nostalgique. Je repas vers mon hier et ses méandres. Me voila à nouveau perdue dans le labyrinthe! Mon coeur se serre, mes tripes s'enserrent. Mes larmes coulent et roulent, je me noie de désespoir. Tu me fais tanguer et chavirer. Parfois échouer sur une île bien désertique, puisqu'il n'y a plus que moi et moi. Toi? Tu es parti à la sauvette, tu t'es enfui et dissipé, tu m'as laissé seule, me laissant des soubresauts de culpabilité, le gosier asséché par l'anxiété. C'est ce que l'on nomme: "mettre de l'Ô dans son vin"! Je me perds, et je te re-consomme alors sans aucune modération.
MAIS... saches que tu demeures mon amant, ma ponctualité, mon éphémère, mon provisoire, mon non long terme. Pas éprise, ni sous l'emprise de ton poids, non cela il n'en est pas question. Rester bien ancrée les pieds au plancher, et coller au principe de réalité. Toi et moi mauvaise union, notre histoire ne pourra pas durer! Je ne veux pas me polluer, m'intoxiquer, m'addicter. Rester libre et ne pas m'attacher. Rester indépendante, ne pas créer la dépendance. J'ai mes barrières de sécurité qui veillent sur moi, et qui te supprimeront si jamais tu me faisais trop de mal. Et puis un amant sur du long terme ça détruit, ça tue à petit feu, tu me l'as déja démontré (tendresse infinie à l'ange coloré...). Car souvent pas de limpidité, ni de clarté, pas d'horizon, ni de projets. Uniquement le ici et maintenant. Libre je suis, et libre je resterai...
Allez, mon bel amant, à la tienne...
14 septembre 2009
Août gravé
Août 2009, un coin carradisiaque en bord de mer...
De l'autre côté de la barrière, du miroir, du comptoir elle apprend. Elle se conte une nouvelle histoire, et elle escompte que cette dernière finisse en rose, voire en mauve. Elle brasse et rit de cette innovante expérience qui la grandit. Elle poursuit son ascension en grimpant sur son échelle de vie de bar...eau en barreau. Immersion totale, pas de répit, pas de calcul, pas de bile. Elle se lance dans l'arène et prend les rennes pour cette chevauchée fantastique. Et si elle devenait la reine au bout du compte?. Ses craintes et peurs lessivées à vitesse maximum, la voilà rapidement dans son élément tel "un poisson dans l'Ô" (Ô mage à Monsieur "R", être singulier). Elle se prend au jeu et Ô fil du temps en intègre les règles, les codes, les rituels, les rythmes. Elle évolue et s'émancipe. Elle règle ses comptes avec ses vieux démons en les atomisant de mousse, mousse, mousse. Elle se découvre et n'a plus froid en cet août chaud. N'est plus gelée comme un Mister Freeze. Elle commence à y voir plus clair sur qui elle est vraiment.
Elle crée des liens, alterne les rencontres, est touchée, émue, surprise. Elle renforce son amour pour sa tribu élastique, tout près, si près. De l'oxygène, toujours et encore plus. Vit avec eux dans la proximité de forts moments de connivence. Elle relève des défis détonants, et se percute pour rebondir encore plus loin.
Face à la mer elle shake ses multiples émotions, caféine ses croyances en l'autre, énergise sa confiance, prend de l'assurance et beaucoup de plaisir. Elle diabo...lise ses préjugés, ses idées préconçues. Elle mixe des cocktails de rencontres, de couleurs, de différences. Elle éponge ses soucis, et se permet de vivre l'instant. Un remue-ménage ambiant, un remue méninge percutant.
Dans cette bulle microcosme elle se sent déjà moins sous pression et laisse filer des bulles de vie..tali...thé! Elle décapsule ses questionnements parfois soporifiques, et débouchonne ses élans. Elle détache des liens et déverrouille en perçant l'opercule. Elle hume les senteurs: c'est la vie qui est là. Et ça c'est lait vie danse qui frémit, bouillonne, frissonne, ébullitionne.
Elle infuse et tempère ses ardeurs, met de l'Ô dans son vin, respire parfois à pleins poumons, relativise, rêve, aspire, inspire. Sert des verres, des verveines et se dit que finalement elle en a de la veine de pouvoir se happer de tous ces moments privilégiés qui laisseront en elle un souvenir indélébile.
Elle a servi des vacanciers, adultes et enfants, des différents, des pas pareils. Des "résidents" au coeur énorme d'amour et de de simplicité. Des militants, des engagés, des assoiffés, des pas contents, des habitués, des charmants, attendrissants, des coléreux, des boudeurs. Des bavards, des exigeants, des acharnés, des souriants, de l'atypique, du feu d'artifice. Elle en a servi des êtres tout au long de son mois d'août.
Et cela voyez vous, c'est Nulle Part Ailleurs...
Merci à ceux qui on cru, qui ont su, qui ont donné d'eux, même un instant éphémère. Elle garde cela en elle.
31 août 2009
200, lui, moi, elle, toi, nous, eux, vous...
***200 billets***
...Là, ici et maintenant...
9230 errances sur "Planète Mauve"
Une belle promenade, un douce excursion, une escalade vertigineuse
18 mois
Que je dépose au gré de mes humeurs, envies, besoins
Et
VOUS
Mes rencontres inattendues, folles, prévisibles, soudaines, rares, évidentes, naturelles, intimes, riches, profondes, futiles, quotidiennes...
***
LA VIE
J'aime infiniment ce voyage
Qui me porte, me téléporte, me transporte, m'apporte
un seul mot pour vous
ICREM
(Sinon on risque de dite que je rabâche, alors je change, j'innove!)
**************
...Lui et moi, dans une pause renversante et délirante...
TENDRESSE ET DOUCEUR
A savourer SANS modération, et risque de contagion certaine, prière de retirer les masques afin d'absorber ces microbes
Moi des microbes j'ai du en bouffé par baril pour avoir l'esprit aussi ratatiné!
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