"PLANETE MAUVE"

07 janvier 2014

Les mots

Il y a les mots d'amour, ceux qui inondent le coeur d'intensité. Il y a les mots que l'on tait, ceux qui ne demandent qu'à sortir, enfouis au plus profond de nous, retenus en otages, prisonniers. L'on trouve les mots écrits, dits, chantés, lus. Celui que l'on voit au travers une photo. Il y a le mot travesti, celui que l'on devine. Il y a le mot qui faît naître l'émotion, il y a le mot qui crée la sensation. Il y a celui que l'on regrette, celui de trop, celui du trop tard. Ceux qui blessent, dont on ne ressort pas indemne. Ceux dont on peut user pour fâcher. Il y a ceux qu'on aurait préféré ne jamais entendre. Il y a ceux qu'on voudrait crier à la terre entière. Ceux qui ne servent à rien, le mot insignifiant, inutile. Il y a les mots qui n'ont pas besoin d'être parlés. Un regard, un silence, tout est dit. Chut!

Il y a le mot à mot qui finira par la phrase, par la prose. Puis l'on a le mot fléché, celui qui donne la direction. Les mots croisées qui créent la confusion. Il y a les mots qui donnent le temps, qui donnent le ton. Il y a les mots doux, ceux murmurés au creux de l'oreille. Il y les mots qu'on voudrait entendre, qui ne viennent pas. Celui que l'on préfère, dont on abuse. Nous avons chacun le notre. Il y a le mot qui irrite, celui qui est insupportable à l'oreille. Le mot qui tue. Motus! 

Il y a ceux qui peuvent changer le cours d'une existence. Ceux qui bouleversent, rien ne sera plus jamais comme avant. Il y a les gros mots comme putain, enfoiré, et autres subtilités pas toutes édulcorées. Pas bien mais bordel parfois ça soulage! Les mots appris Ô fil de notre vie. Le mot débile qui ramène à l'enfance! Ceux qui servent de parade, qui sont le fruit du mensonge, du faire croire. Ceux du "on ferait semblant". Les avoués qui allègent l'âme. Il y a le mot-heurt, celui qui percute. Le mot qui fait rire, et celui qui fait peur. Le mot colère parfois réfléchi, où pas d'ailleurs. Il est bon, il peut amener à l'explication, ou encore à la dégradation. Le mot imaginé pour davantage inventer. Ceux que l'on ne doit jamais prononcer parce que  "on me l'a dit avant et c'est comme ça". Il y a le mot simple de la politesse, du savoir vivre et qui ne coûte rien, celui qui fait tellement plaisir lorsqu'on le reçoit. Il y a ceux qui sont interprétés, vous savez celui du mal-entendu.

Il y a les mots que l'autre nous exprime comme un boosteur, ou de manière bienveillante. Ils servent à ren-forcer la confiance en soi. Ceux là, ils touchent tellement. Il est important de les écouter. Ils permettent de se recentrer afin de mieux avancer. Il y le mot du jeu, avec le quel on se délecte sans faim. Il y a le passeur de mots, le faiseur de mot, le magicien, celui qui ravive la flamme en moi et pour lequel je peux me consumer de plaisir. Il y'a si j'ose dire le mot de la fin.

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AURAI-JE LE DERNIER MOT?

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03 janvier 2014

Ma "Planète Mauve"

 

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J'ai éprouvé quelques difficultés à retrouver ma route qui mène jusqu'à ma "Planète Mauve". Je suis venue ici si souvent par le passé, que le paradoxe a voulu que "j'oublie" mon mot de passe. Il y a tellement longtemps que je n'ai pas emprunté ce chemin! Lorsque enfin je suis arrivée, j'ai pu y retrouver mon passé, mes "histoirettes", mes émotions voilées et cependant délivrées ici sur ce blog entretenu pendant quelques années. Il est là un fabuleux trésor à mon sens. Que de sensations qui traversent mon coeur et mon âme à la relecture de certains billets, à la vue de clichés ou illustrations. J'étais bien ici, j'aimais laisser aller mon imagination fertile et voyager au gré de mes humeurs, de mes états. J'ai construit cette planète Ô fil du temps. Mon monde, mon univers, mon parallèle! Une maison douillette dans laquelle il faisait doux venir se blottir. Ou je pouvais entrer dans ma bulle afin de jouer avec les mots et oser entretenir une relation intime avec eux.

Puis un jour, il y a environ trois ans, mon inspiration est partie vers d'autres horizons. J'ai été quittée. Mais peut être n'ai je pas su la retenir? J'avais pourtant des idées, mon intérieur bouillonnait même. Mais j'étais incapable de me poser et d'écrire. J'ai lutté (un peu), j'ai paniqué (beaucoup). Il faut dire que pour moi l'écriture demeure un fabuleux exutoire. J'ai ressenti le vide. Il manquait quelque chose à mon équilibre personnel. C'est difficile à expliquer. Abandonnée d'elle j'ai été très malheureuse, et par la suite je me suis voulue défaitiste et résignée.

Je reviens aujourd'hui non pas par pulsion soudaine car l'idée germe en moi depuis quelques temps. En arrivant je m'aperçois que le sol de ma "Planète Mauve" est jonché de feuilles aux couleurs de ma terre. Les arbres ont pleuré! Ils se sont vidés de leur sève. Je m'en veux de ne pas avoir pu nourrir cet espace, mais c'est ainsi. Je n'ai pas la prétention de dire ici que ça y est je vais écrire à nouveau. Mais en tout une chose est sure: je veux bien essayer. Je crois en ce 2014. Je nourris l'espoir qu'elle soit propice aux chants des mots! Je voeux y croire.

Je suis entourée de personnes qui croient en moi. Si vous êtes amenés à venir jusqu'ici vous saurez vous reconnaître. Vos mots, vos attentions, votre présence, vos encouragements, sont de merveilleux cadeaux auxquels il est bon de s'accrocher, de se raccrocher. Afin de ne pas perdre le fil, le fil de la vie.

 

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08 mars 2012

"Libre cours"

Je participe à un atelier d'écriture depuis le mois septembre. Je publie pour la première fois un exercice qui a suscité beaucoup d'inspiration pour moi et proposé par Claude, notre animatrice (MERCI pour ce doux moment). Le thème en est l'enfance. Ô combien ce mot fait partie de ma vie. La consigne: S'inspirer librement de photos proposées. Et...

"Rémy écoutant la mer"

Edouard BOUBAT 1955

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« Je porte le coquillage à mon oreille et j'écoute. Je m’appelle Rémy, j’ai six ans. Je suis comme on dit un « titi parisien ». Chaque été je m’en vais avec Aurélie ma grande sœur, papa et maman à la mer chez mes grands parents. Nous partons dans le « sud de la France » comme disent les grands ! Je crois, non je suis sur que c’est les moments que je préfère. La bas je fais tout ce qui n’existe pas à Paris. Je vis des trucs pas pareils. C’est génial !

Je m’amuse toutes les après midis sur la plage, je me jette dans les vagues sous le regard de mon papa.  Il essaie de m’apprendre à nager, mais moi je ne pense qu’a jouer. Je fais des châteaux de sables, je rencontre des copains, j’ai même cet été trouvé une amoureuse : Solange. Qu’elle est belle avec ses longs cheveux tout noirs et ses deux petits creux dans les joues. Les parents rigolent car ils disent que lorsqu’elle me parle je suis tout rouge. C’est même pas vrai ! Enfin si quand même.

Papi me prend avec lui sur le bateau, et nous faisons des promenades. Souvent nous péchons tous les deux. Mamie m’amène au marché et je vois, et je sens, et je touche, et parfois je m’éloigne et elle me gronde. Alors je mets ma main dans la sienne et tout s’arrange.

Le soir je peux rester tard dehors pendant que les grands discutent, et écouter la mer qui danse, les cigales qui chantent. Je fais des cabanes dans le jardin et je regarde la lune. Cette année Aurélie m’apprend même à me servir de mon super cadeau d’anniversaire : un cerf volant orange.

Mais quand il faut repartir pour revenir à Paris et reprendre l’école je suis triste, je pleure beaucoup. Pour me consoler Papi a trouvé un matin un énorme coquillage. Il m’a dit « Rémy quand tu auras de la peine porte ce coquillage à ton oreille et écoute »…

Alors tous les soirs avant d’aller me coucher, je prends le coquillage et j’écoute. Je suis à nouveau dans le « sud de la France » et je me souviens de tous les instants. Je suis heureux, je souris en espérant que l’été reviendra vite. »

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"Le cadran scolaire"

Robert Doisneau 1956

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« Mais c’est quand qu’elle sonne la cloche ? Il est gentil Monsieur Nicolas, c’est un maître qui m’apprend pleins de choses, c’est chouette. Mais là, moi, tout ce que je veux c’est rentrer à la maison.

Je sais déjà que quand je vais arriver, je jetterai mon cartable dans l’entrée. Maman m’attendra avec mon gouter préféré : une tranche de pain beurré avec beaucoup de chocolat en poudre. J’en mettrai partout, mais que c’est bon ! Maman me dira souriante « Mais enfin Jules mange moins vite, tu as le temps ». « Le temps, non je l’ai pas. J’ai envie de rejoindre Robert et Marius pour m’amuser ». Maman en haussant les sourcils me fera remarquer « Et tes devoirs ? ». « Mais demain c’est jeudi, j’aurai tout le temps de les faire. O s’il te plait maman laisse moi sortir jouer ». Elle cèdera car je sais bien me débrouiller avec elle, je suis malin, et on me dit toujours que je suis coquin ! Alors je lui déposerai un bisou chocolaté sur la joue et en claquant la porte je l’entendrai au loin prononcer son traditionnel « Jules tu ne rentres pas tard ! ».

Je suis déjà loin. A moi mon vélo pour retrouver mes supers copains. Ensemble on invente des jeux trop bien. On cherche des trésors. On construit nos voitures. Ah, ça on est de sacrés bricoleurs. Plus tard je serai mécanicien. Ca me plait de monter et démonter. J’adore regarder trafiquer tonton Jeannot le dimanche sur sa vieille « Ami 6 ». Et puis aussi avec Robert et Marius on est les champions aux billes. A l’école on gagne tout le monde. Alors quand on se retrouve le soir on aime bien les compter, les regarder, faire des échanges. Ah ce que j’aime ça !

« JULES ! ». Aie, c’est Monsieur Nicolas qui me ramène à la réalité. Ben oui, je rêve, je rêve et je n’écoute rien à ce qu’il dit. Mais bon sang c’est Quand qu’elle sonne la cloche ? »

 

 

 

 

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03 février 2012

Je rêve...

S'il m'arrive de passer des périodes de nuits silencieuses, je peux dire qu'actuellement je rêve beaucoup. Impression de vivre en nocturne une double vie, d'avoir une existence parallèle. Ce qui je l'avoue m'épuise puisque je suis en ces instances super active. Pourtant mon sommeil est de plomb. Ô oui de plomb. Ces derniers me procurent une sensation de liberté ou j'évolue en d'autres sphères. Ils permettent également de chasser le trop plein emmagasiné Ô fil du temps. De plus je peux dire qu'ils permettent le voyage à titre gratuit. Bref, j'aime! Et mieux j'en redemande...

Je m'interprète en mon inertie en "une" James Bond émérite, à la différence que mes missions sont toutes possibles. Je brave tous les dangers, tous les interdits, je ne crains rien ni personne. Je n'ai pas peur. Ce mot  m'est totalement inconnu. Je suis tout simplement époustouflante. Il m'arrive d'être dans un environnement nirvanesque ou le calme règne, ou je côtoie la béatitude. Pourvu que cet instant ne soit pas qu'éphémère. Qu'il se prolonge encore et encore. Je désire goûter pour toujours ce nectar fabuleux et délicieux. Parfois je m'arrache les yeux, me coupe les cheveux telle Betty sous le soleil Gruissanais. Je  peux rêver érotique, voire même pornographique. Je me lap-dance autour d'une barre phallique rose fluorescente. Le public se prosterne à mes pieds tant je suis belle et sensuelle. Ou bien nous sommes plusieurs. Je ne sais même pas qui sont les autres car malgré leur nudité ils sont masqués. Une vraie orgie romaine se déroule ce soir! (ben quoi je fais ce que je veux c'est mon rêve quand même!). Sens en éveil. Parfois comme dans un vieux film en super 8 je revis des scènes du passé, je revois les absents. Émotions. J'ouvre les yeux. Perles lacrymales roulent sur mes joues, pour venir s'echouer dans le creux de mon cou. Parfois je suis à bout de souffle dans un labyrinthe (mais qu'est ce que j'ai été faire la dedans moi qui ai un sens de l'orientation qui frôle le néant), je ne trouve plus la sortie et je suis totalement perdue. Mon coeur toque la chamade et évidemment personne n'est là pour venir à ma rescousse. Sursaut! Je me réveille au milieu de la nuit. Sensation de malaise, j'ai besoin d'être rassurée. Alors je l'entends lové non loin de moi qui ronronne, qui roucoule devrai je dire, tant j'ai l'impression qu'il a avalé un pigeon!. Je m'apaise et grâce à son tempo régulier je retourne en Morphée afin de poursuire l'épisode précédent ou en démarrer un nouveau. Longue série Ô combien abracadabresque. En mes songes je découvre la vie en Technicolor, en noir et blanc, en sépia, en 3D. J'ai tous les droits, y compris celui d'ouvrir les énigmatiques boîtes de Pandore. Mais dans ces moments là le retour au réel peut s'avérer très douloureux. Quelquefois je vis le chaos, confusion totale, tout se mêle et s'emmele. Les images se succèdent, le scénario est totalement onirique. Je viens d'atterir dans un film de Terence Malick. Je réalise parfois que ce qui se passe est d'une loufoquerie rare. Comment dire? C'est un mix entre "Les gendarmes de Saint-Tropez" et "J'ai rencontré le diable". Je n'ai pour ainsi dire aucune seconde d'ennui, et au réveil j'en aurai le sourire au lèvre en me disant: "Mauve tu es follement dingue"!. Je suis en ce monde imaginaire l'actrice principale, l'héroïne. Je m'envoie du délire, de la fantaisie, de l'ailleurs. Je pense que je pourrai largement mériter un oscar pour tous ces rôles joués (non après réflexion, l'oscar je le mérite amplement). J'ai le loisir extraordinaire d'interpréter qui bon me semble sans aucune difficultés. Voilà, Vous pouvez constater à la  lecture de ce récit que j'ai une vie trépidante et exaltante. Non? Allez sur ce, je file, je vais me coucher et rêver. "Bonne nuit les petits"!

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"This is a happy end"

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Merci Yaël Naïm, je suis transportée grâce à ce voyage offert durant cet éphémère.

Merci Petit V pour cette soirée Ô combien improvisée mais totalement appréciée.

Merci à toi Mon Amélie, tu me fais rêver...

 

 

 

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18 décembre 2011

Ecris!

Ecris ! Ecris quelque chose, écris n’importe quoi, mais écris. Expurge et purge la machine qui va beaucoup trop vite. Machine à cadence infernale qui turbine de manière effroyable. Ecris ! Les mots sont partout en toi, ils se diffusent dans tes veines, ils tambourinent dans ta tête et en arrivent même à te faire mal au cœur. Alors, écris. Cela n’est pas si compliqué crois moi. Ecoute-moi, mais surtout écoute-toi. Sois attentive à toi ; Pose-toi, maintenant, et dépose quelques phrases. Phrases creuses, insignifiantes, douloureuses, innocentes, douces, joyeuses mais écris. Un peu, un rien, un mot, des pages!

Tu clames, déclames à qui veut l’entendre et ce depuis des mois que les mots sont ta passion, et que l’écriture est ton exutoire. Mais Mauve, j’ai une question à te poser. Je te sais très susceptible alors ne te fâche pas, mais les mots là, ils sont où ? Je perçois, je ressens les maux oui, mais je ne lis rien, plus rien à part un grand vide en tes terres que tu nourrissais amoureusement. Je suis là pour t’aider, t’accompagner et te crier d’avancer en te servant de cette matière noble et riche qu’est l’écriture. Tu fais quoi ? Tu attends quoi ? Que la mécanique se rouille, s’abime, s’altère ? Mauve, tu peux le faire, je t’en sais capable. Ne te laisse pas envahir par les émotions. Sois vigilante, si elles ne sont pas canalisées, elles finiront par t’engloutir loin, très loin, et hélas je ne pourrai plus te rattraper car noyée tu seras. Alors, écris ! Essaie de lâcher prise! Oui je te sens blêmir car je sais bien que tu as une méconnaissance totale de ce terme, et que pour toi ces deux mots mis côte à côte te sont parfaitement inconnus. Mais Mauve essaie de te souvenir, à quel point lorsque tu étais face à ton écran, les doigts pianotant sur ton clavier tu pouvais ressentir du plaisir devant ces mots que tu libérais, et ces textes que tu faisais naître sous tes yeux. Le temps t’échappait, ton esprit se dénouait, ton âme s’apaisait. Alors, c’est simple, tu te fixes un instant, tu figes le temps et tu recommences. Cela te parait surement très injonctif de ma part, mais je crois maintenant je n’ai plus d’autres solutions.

Je pense sincèrement qu’une vidange s’impose ! Tu vas finir par enrayer le moteur, et franchement ça serait dommage que tu en arrives là. Tu n’as qu’à me faire confiance et pour une fois être positive. Oui je sais, je sais, encore un mot qui heurte celle que tu es, et pourtant sans cette confiance en toi, en moi, en l’autre tu ne parviendras qu’a te faire souffrir. Ne m’en veux pas Mauve mais si je te bouscule un peu c’est tout simplement parce que je t’aime. N’oublie pas qui je suis Mauve : ton âme bienveillante. Ô non ne l’oublie jamais car au fil du temps je serai là, près de toi.

Ecris ! Ecris quelque chose, écris n’importe quoi, mais écris. Expurge et purge la machine qui va beaucoup trop vite. Allège-toi, tu n’en seras que plus allègre dans ta vie quotidienne. Tes réflexions internes si nombreuses se doivent d’être ponctionnées. Tu le sais, je ne t’apprends rien. Alors remet-toi au volant de ta vie et parcoure le chemin avec ces mots puissants, alliés de ta quiétude et moteur de ton existence. Allez va Mauve, va et reviens-moi avec une guirlande colorée de lettres accolées les unes aux autres. Fais le pour toi, pour nous.

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04 octobre 2011

Ô delà des frontières, s'aventurer, "7" à lire maintenant.

Comme souvent il m’arrive, j’étais, et ce depuis quelques semaines (mois?) en panne de carburant. Certes de l’imagination, de l'inspiration, mais rien ne passait du cerveau à la plume (au clavier). Ce qui provoque pour celui qui se «nourrit» d’écriture un vrai tourment. Il a fallu un 7. Un simple chiffre, mais pas anodin. «7 mois» pour la personne qui se reconnaîtra. Ce 7 et quelques annotations sur FB. Manière personnelle de laisser un signe, un message «codé». Les amis de la communuté, se sont appropriés ce «7», en déposant commentaires, idées. A eux tous ils ont permis la naissance de cette fabulette, sortie bien loin de mon labyrinthe interne.

Je remercie donc (par ordre d’apparition sur FB) pour une contribution gratuite, innocente et généreuse: Laurent mon amoureux, Vanessa ma petite cousine que j’aime tant, Nathalie ma douce Ô, Cathy mon souvenir d’enfance et Gabriel son compagnon, Caroline ma nièce chérie pour qui j‘ai témoigné, Cécile/Lulu, mon amie de galère, et pas que! Emmanuelle ma « petite sœur », Isa ma mutine et tendre radieuse St Andréenne. Laurette mon amie, ma jolie blonde au cœur généreux. Un merci également à -papa- pour son explication de VIBUJOR. Je terminerai par remercier Richard, mon fidèle ami, pour sa lecture et ses corrections. Quel casting!

Ce billet sera également celui qui fera découvrir (ou pas) ma «Planète Mauve» que je nourris épisodiquement depuis maintenant trois ans (whaou) et qui demeure «ma petite fierté», mon secret bien gardé jusqu’à aujourd’hui. Planète imaginaire parsemée de mes mots, de mes maux. Mais la décision est prise! Mauve s’extirpe de sa coquille. Elle s’assume face au monde, enfin plutôt «face au book».

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Le conte commence de cette manière: C’est l’histoire fabuleuse, merveilleuse et extraordinaire de 7 nains. 7 frères et sœurs unis par une histoire commune. 7 nains, 7 couleurs, celles de l’arc en ciel. Patronyme: VIBUJOR. Famille haute en nuances. Prénoms: Violet, Indigo, Bleu, Vert (Uert), Jaune, Orange, Rouge.

La fratrie décide d’aller parcourir le monde. Leur motivation est simple: une éducation parentale trop rigide avec des principes archaïques. Toujours des silences aux questions posées, ou bien des explications qui ne veulent rien dire pour eux. «Parce que», «C’est comme ça» et autres ritournelles bien lancinantes. Les parents préviennent toujours: «Attention les enfants aux 7 pêchés capitaux». Mais que sont ces 7 péchés capitaux dont ils parlent?. Ils le découvriront au gré des expériences. Pour ceux ou celles qui auraient la mémoire qui flanche: gourmandise, luxure, avarice, orgueil, paresse, envie, colère sont ces fameux péchés capitaux.

Nos 7 petits personnages en ont plus qu’assez d’être cantonnés à une vie en miniature. Ils veulent du grand, du large, du démesuré. Ils veulent aller loin, hors de leur contrée si confinée, à l’étroit de tout. A l’étroit du monde qui appelle, crie, clame, scande la vie!. Scande la vie…. Ils se concertent, analysent, hésitent, mais pas trop. Inutile de 7 ans de réflexion pour être fixés sur la décision à prendre. Ils partent tous les sept. Direction: l’ailleurs! L’ailleurs est forcément plus palpitant et excitant. Ô terres inconnues nous voilà! Ils ont la certitude d’un avenir exceptionnel regorgeant de magie, de rencontres, d’inespérés.

Notre «communauté» de 7 nains est certes dans une ère parallèle, mais à la même enseigne que nous à l‘heure actuelle: -coupe du monde de rugby-. Comme toutes les équipes ont un hymne, eux se décident pour un qui sera le leurs… Cela donne:

 «Ah, ah ah! La vie c’est comme du chocolat

Du chocolat c’est comme ça la vie.

 La vie c’est comme d’la vache qui rit

 La vache qui rit c’est comme ça la vie.

 Ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah….»

Cet extrait n’est pas de moi, mais de -Monsieur ARTHUR H- à qui j’emprunte ces quelques lignes de son morceau «Les trois petits nains» . A écouter sans aucune modération…

Sept, six, cinq, quatre, trois, deux, un…. «Un pour 7 et 7 pour un». Ils superposent leurs mains et d’un même élan, à l’unisson nous n’entendons plus qu’un «SEVEN» résonner. Ils laissent une longue lettre explicative aux parents, finissent par de doux mots d’amour, et promettent de revenir un jour lorsque réponses ils auront. Ils donneront des nouvelles régulièrement, aucune inquiétude, c'est promis!.

 …Ils laissent un hier pour un demain haut en couleurs…

 «MOULT Y COLOR»

Ca y est! Ils sont partis pour un voyage fantastique. La route sera périlleuse, ils le savent, mais ce périple engendrera surprises et nouveautés, dans leurs vies si monotones jusqu’alors. Ils ont tout prévu pour marcher, marcher, marcher. Victuailles (A manger, à boire, Ô âmes et corps repus….), armes (oui, enfin quelques lance-pierre quoi!), distractions (pinceaux, cartes, craies, fléchettes, livres…), ainsi que l’argent qu’ils ont mis de côté tout au long de leurs jeunes années adolescentes. Ils n’ont pas peur. Ils sont «ensemble, c’est tout».

Après 7 jours de procession à travers bois, ils rencontrent un jeune Elfe. Un, ou peut être devrions nous dire une. Elfe divine, magique prénommée Mauri7. Cette entité a le corps élancé, la voix suave, le charme qui opère, notamment sur Bleu notre grand (euphémisme) sentimental. Bleu est totalement envoûté par cette jeune créature aux longs cheveux ébènes, aux yeux de jais, aux jambes interminables. Elle offre pour la nuit gîte et couvert, sans rien demander en retour….

Sans rien demander en retour.? Il est sans compter la douzaine d’heures de plaisir que s’apprêtent à partager Bleu et La créature… Ô luxure, Ô plaisirs charnels… Bleu n’est pas prêt d’oublier cette personne prénommée Mauri7….Maintenant qu’il a goûté aux délices sexuels comment pourra t-il faire sans?…. C’est difficile de la quitter, ou bien de ne pas pouvoir l’amener. Mais les VIBUJOR se doivent de poursuivre le voyage et Mauri7 n‘en fait pas partie. La seule note de cette aventure à retenir est que Bleu sait aujourd’hui ce que signifie «monter au 7 e ciel». Luxure. Plus que 6!.

Si Bleu est encore émoustillé par cette nuit chaude et palpitante, nos 7 mercenaires décident de poursuivre leurs trajectoires. Conquête de la terre! Initiative franchement excitante. Ils étaient 7 à la maison, ils sont aujourd’hui 7 sur les chemins. Envers et contre tous, liés par les liens infaillibles du sang.

Jour après jour ils vagabondent. Un matin, ils se retrouvent face à la mer. Une côte de «Granit Rose» est offerte à leurs yeux, à leurs cœurs. Roches, mer, verdure, immensité: un festival d‘émotions. Synonyme pour eux de Liberté!. Ils veulent en profiter au maximum. Ils posent leurs baluchons dans cet endroit propice à l’évasion. Ils jouent aux fléchettes, dessinent, boivent et rient de leurs insouciances, loin de leur patrie, de la terre familiale… Ils font temporairement l’impasse sur les doutes, les peurs, les questions… La nuit est clémente et très arrosée. Rires, chants, danses. Il s’endorment pleins de rêves et pour certains avec un mal de tête.

Au matin Orange notre pulpeuse rousse se réveille légèrement embrumée par les effluves alcoolisées de la veille. Face à elle un arbre à suc7. Si elle est encore un peu saoule, elle ne délire pas. Un arbre dont jusque là elle ignorait l’existence. Même dans ses rêves les plus fous, cela relevait de l’utopie. L’arbre se dresse face à elle, majestueux. De longues branches, des feuilles bien vertes, et au bout, qui ne demandent qu’a être cueillies, des suc7. De toutes les couleurs, aux formes multiples d‘intonation: virgule, point d‘exclamation, d‘interrogation, point virgule…

Ses yeux sont écarquillés, ses papilles actives. A elle la saveur sucrée et douce en sa bouche. Avaler le nectar qui ondulera en sa gorge…. Elle oublie sa fébrilité et se jette affamée sur cet arbre aux offrandes multiples. Elle mange, encore et encore. Le sucre lui coule au coin des lèvres, son plaisir se fait dense. Que de goûts, que de délectation. L’excès de sucre lui brûle la gorge, mais Orange ne se veut pas rassasiée. Elle ramasse, amasse en ses poches, vite et avide. Elle se veut gourmande, en recueille encore plus. Faire des réserves pour les jours de carences, penser à demain et à ceux qui suivent. Comme une Orange, mécanique elle entasse dans ses chairs, à se faire exploser le ventre déjà fort rebondi. Elle lèche, suce, déglutit en éprouvant des sensations extrêmes. Au bout d’un temps infini, elle se crispe de plaisir et se couche au pied de l’arbre de la jouissance. Elle repart en Morphée, repue d’extase. Gourmandise. Plus que 5!

Combien de secondes, de minutes, d’heures se sont écoulées… La voilà réveillée en sursaut, un peu trop brutalement à sont goût. La gorge racle beaucoup. L’écœurement est prégnant. Excédent de sucre ingurgité. Ses yeux ne sont plus mirés devant des suc7, mais devant 7 samouraïs sortis de nulle part, visiblement contrariés. 14 yeux fixés sur elle. A priori ils ne sont pas disposés ni à se gaver de suc7, ni à lui conter fleurette. Changement de décor, ce fait ne la ravit pas vraiment.

Hésite dans sa réaction : feindre la statue immobile, ou crier. Elle crie! Premier réflexe. Quel réflexe! Non plus des cris mais de tonitruants hurlements. Jaune, son frère aîné surgit de nulle part. Tel un Kill Bill sans basket, ni combinaison, ni moto, il attaque ces 7 samouraïs. Jaune est empli de colère face à qui s’en prendrait à sa cadette. Il est en l’instant guerrier sans peur, ni reproche! A lui bataille féroce avec hargne et pugnacité. Il saute, frappe, empoigne, étrangle, virevolte, jusqu’au dernier qu’il atteint et éteint avec beaucoup de violence qu‘il a du mal à contrôler. A lui seul vaillant petit homme il a anéanti 7 hommes réputés et légendaires.7/7 Il ne pouvait mieux. Le voilà auréolé de victoire de la part de sa fratrie qui voit en Jaune un héros; LE héros de la famille, celui ayant exterminé ces 7 samouraïs!. On ne saura jamais ce que voulait ces hommes! Peut-être juste demander leur route... Colère. Plus que 4!

La mésaventure dit qu’il faut s’en aller rapidement, avant que d‘autres individus sûrement mal intentionnés ne surgissent. Ne plus s’arrêter devant des arbres à suc7 et tenter de rester grouper afin d’éviter un maximum de danger. Voilà les recommandions unanimes. Plus de peur que de mal (enfin le bilan est néanmoins de 7 morts), ils poursuivent cette expérience inédite. Ils sillonnent, parcourent, naviguent, voguent en de terres inconnues et lointaines…

Ils voyagent à travers la planète, et découvrent les 7 merveilles du monde: du Machu Picchu au Pérou, en passant par la Grande Muraille de Chine, ou se freinant au Colisée de Rome, ils explorent la gigantesque terre. 7 tentant d’en savoir plus, d’apprendre, de se cultiver, de se nourrir de richesses, d’autres cultures, d’innover, d’expérimenter. Ils se demandent même s’il ne vont pas séjourner 7 ans au Tibet?. Ils escomptent rencontrer blanche neige au sommet et s’assurer qu’éternelle elle est.

Mais au bout d’un temps indéfini, la paresse oblige Indigo a stopper les troupes. Ils sont fougueux, volontaires et actifs, mais elle sature. Voilà quelques temps qu’ils ont quittés leur terre. Indigo n’a qu’un vœu, elle souhaite errer, flâner, se reposer, se promener, «halter» ! Elle veut revêtir ses chau7 pour de longues périgrinations. Elle menace ses pairs: ou ils acceptent de se poser, ou ils repartent sans elle… C’est un ultimatum! 7 à prendre ou à laisser. La réponse ne se fait pas attendre:

«Ah, ah ah! La vie c’est comme du chocolat

Du chocolat c’est comme ça la vie.

 La vie c’est comme d’la vache qui rit

 La vache qui rit c’est comme ça la vie.

 Ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah….»

Ils resteront tous unis, quoi qu’il advienne!. Escale pour un temps indéfini à Rio de Janeîro près de la Statue du Christ Rédempteur. Place à l’oisiveté et farniente dans cette ville qui leur ressemble. Haute en couleurs, en saveurs, en différences…Dans ses chau7, Indigo jubile. Sieste et paresse s’empare d’elle. C’est du 7 ème art: l’art de ne rien faire!. Paresse. Plus que 3!

Dans cette ville folle, Rouge la demoiselle, a le sang qui bout et frémit à chaque instant. Rouge est chaude, vive, langoureuse, animale. Elle est de petite taille et belle, furieusement belle. Elle le sait, en joue, en use, et abuse. Son étrangeté physique attire l’autre, hommes et femmes confondus. Ses yeux sont incandescents, ses lèvres pulpeuses, sa crinière sauvage, son tempérament de braise. Elle sait se mettre en évidence. Se pare, se mire, et à Rio cela va crescendo!. Elle fréquente les milieux nocturnes et la jette7 de la ville. Elle allume, attise la flamme, elle joue, met de l’huile sur le feu, se consume de part et d’autres. Elle se trouve toujours plus flamboyante, rayonnante. D’ailleurs face à son miroir celui qu’elle nomme «mon meilleur ami», Rouge ne cesse de répéter tel un gimmick «7 toi la meilleur, 7 toi la meilleure».

Un soir, elle rencontre Raùl, artiste peintre. Raùl est immédiatement sous le charme de Rouge. On peut même dire qu’il est amoureux d’elle. La foudre s'est abbatue sur lui. Rouge? Elle souffle sur les braises, s’amuse, provoque et ne prête guère attention à lui, mis à part pour quelques heures de plaisir. Elle se veut libre et outrageusement fière. Il lui déclare sa flamme, lui prouve son amour, la supplie même. Rouge ne voit personne, mis à part elle! Jusqu’au jour où par le plus grand des hasards (ou pas) il rencontre Paola sur un marché de Rio. Elle devient Ô fil du temps sa nouvelle égérie. L’histoire? L’homme a pleuré, attendu, accepté, patienté, il s ‘est lassé et il a rencontré une jeune femme discrète, aimante, fidèle, certes banale, mais là, présente.

Un nouvel amour est né doucement mais sûrement. Le feu animé pour Rouge s’est lentement éteint. Rouge, quant à elle, s’est rendue compte trop tard de son erreur. Être passée à coté de celui qu’elle aimait. A Rio, Rouge s’est perdue dans son orgueil la laissant seule, au milieu d’un tas de cendres. Beauté physique n’est qu’éphémère… Jeu 7 et match. Orgueil. Plus que 2!

Rouge est terne, elle a perdu de sa couleur. Elle est en phase dépressive et sur décision active du conseil de famille, la fratrie délibère pour un exil hors de cette ville néfaste à leur sœur. Motivation des troupes, ils quittent Rio pour d’inédits territoires. Peu importe où, l’essentiel étant que Rouge se ranime.

«Ah, ah ah! La vie c’est comme du chocolat

Du chocolat c’est comme ça la vie.

 La vie c’est comme d’la vache qui rit

 La vache qui rit c’est comme ça la vie.

 Ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah….»

«Ensemble c’est tout». Là est le meilleur remède face aux douleurs que Dame Vie impose. Ils retrouvent dans leur unicité force et courage. De péripéties en péripéties ils nourrissent leur histoires de souvenirs impérissables. La belle vie, juste la belle vie.

Une journée d’été. Un village avec beaucoup d’animation, de festivités. Les frères et sœurs errent avec légèreté dans les ruelles ensoleillées. Sur la place du village, une tente. Une pancarte annonce «Les 7 boules de cristal ne mentent pas». Violet est intrigué, curieux. Il désire en savoir plus sur ces soit-disant boules magiques. Il délaisse un instant la famille et rentre dans cet espace inconnu. Il est face à une vieille personne attablée. Autour d’elle 7 boules de cristal. Jaillissent d’elles des lumières vives et colorées. Ses yeux sont subjugués par une en particulier. La plus petite, pour lui la plus brillante. Attiré indéniablement par elle comme par un aimant. Il ne peut expliquer cette fascination. Dès lors un désir puissant saisit Violet: posséder cette boule. D’ailleurs à cette idée, un nœud d’angoisse se forme au creux de son ventre. Il ne connaît pas ce sentiment d’envie. Il n’écoute même plus l’âgée qui explique comment elle peut lire l’avenir au travers de ces boules. Il refuse sa proposition de décrypter son demain, se retourne, sort de la tente afin de rejoindre les autres.

Ils baladent encore toute l’après midi, mais Violet n’est plus avec eux. Il ne pense qu’a cette sphère qu’il désire plus que le reste. Il a la tentation de se l’approprier. L’avoir pour lui, près de lui. Un butin sacré!. Il a honte de sa préméditation: il va voler l’objet convoité. Au moment de se restaurer, Violet prétend un mal d’estomac (pas tout à fait erroné le mensonge). Il dit qu’il préfère rentrer se reposer. Les VIBUJOR ne sont pas soupçonneux. Jaune se propose de le raccompagner, Violet refuse assurant que tout va bien. Ils se rejoindront après le repas.

Violet tel un automate veille à ce que sa famille ne soit plus dans son champ de vision, et court haletant jusqu’à la tente. Derrière un arbre il en fixe l’ouverture. Ses yeux brûlent tant il est concentré. Son cœur bat la chamade. La vieille finit par sortir de son antre. Elle fait quelques pas et s’entretient avec un forain. Elle n’est plus face au chapiteau. C’est le moment ou jamais. Discrètement il s’achemine vers la toile. Il y est enfin. Il s’approche du globe. Ses mains touchent, caressent, s’empare. Il soulève la boule de son socle lorsqu’il entend la voix dans son dos «Jeune homme, jeu de nains, jeux de vilains»… Surpris il lâche la boule qui se brise en mille morceaux sur le sol terreux.

Il se retourne, ses yeux dans ceux de l’ancêtre. Il ne sait comment réagir tant il est pris de culpabilité, de remords face à ce geste inexcusable. Il transpire, et semble être au bord du malaise. Il balbutie en bégayant quelques mots. Aucun ne trouvent justesse, tant Violet est englouti par la vergogne. Elle finit par parler après un long silence. «Tu risques jeune homme 7 ans de malheur, pour avoir voulu désolidariser les 7 boules. Je ne puis te garantir si le sort s’acharnera sur toi ou pas. Tu devras vivre ton existence avec ce sentiment de peur. Que cette expérience te serve de leçon, et sache qu’il ne sert à rien d’envier les biens d‘autrui. Se contenter de ce que l’on possède. File maintenant et retrouve ta famille». Violet murmure un mot, un seul: pardon, et s’enfuit. Envie. Plus qu’1!

Cette fâcheuse mésaventure, Violet ne peut la garder en lui. Besoin de l’amour de ses proches, il assume sa responsabilité en dévoilant ce qui pèse trop en son petit cœur largement sensible. Il ne sera pas jugé pour ses faits. Les questions fusent, l’incompréhension s’explique, mais au final que d’amour. Les autres oublieront. Violet restera toute sa vie avec cette honte. De même que la peur qui se fait présente à chaque fois qu’il arrive malheur autour de lui. «Et si c’était sa faute?».

Les saisons courent a un rythme effréné. Il faut se rendre à l’évidence, l’argent dans la «K7» finit par s’amenuiser. Cette «K7» a été remplie par tous les 7. Leurs fastidieuses économies. Un soir Jaune l’aîné propose un conseil de famille. Il expose le problème : l’argent va très rapidement se faire rare. Bientôt il sera nécessaire de pallier aux manques. Cependant quelque chose le questionne. Il était pourtant persuadé qu’ils avaient en leurs possessions bien plus d’argent. Il est comptable de métier et le chiffre cela le connaît. Conclusion: il en manque!… Un ou une parmi eux oublierait de préciser des faits importants? Silence. D’ordinaire les VIBUJOR ne sont pas soupçonneux, mais depuis «l’incident Violet» le doute subsiste.

Dans l’histoire ce qu’il faut savoir c’est que Vert est un être exquis, mais qu’il a un gros défaut: l’avarice. L’argent manquant c’est sa part. Jaune sur le constat a entièrement raison. Vert l’a retiré de la «K7» quelques semaines après leur départ de la maison. Il garde les billets enroulottés précieusement sur lui. Non pas qu’il veuille garder cet argent pour lui, mais voilà sa vérité: cet argent pourrait servir en cas de besoin. En dernier recours. Surtout être vigilant et ne pas trop en dépenser. Il éprouve des difficultés a avouer son pêché. Il attendra quelques temps laissant les autres dans le questionnement. Quand plus d’argent l’on trouve dans la malette, Vert finit par restituer sa part. 7 injuste de laisser sa famille dans l’embarras. Il aura droit à moqueries pour certains, bouderies pour d’autres, colère et leçon de morale de Jaune, mais ils pardonneront à Vert, gentiment prénommé dès lors «pique sous». Ce qui n’est pas de son goût mais qu’il accepte. Avarice. C’est fini!

Les années ont passé. Les VIBUJOR adolescents sont devenus adultes. Ils sont partis depuis 7 ans de leur village. 7 ans qu’il ont laissé les parents, amis, ainsi que quelques responsabilités (étude et travail par exemple). Ils ont beaucoup vu, appris. Beaucoup d’albums photos en leurs cœurs, en leurs têtes. Une richesse d’esprit acquise grâce aux rencontres en tous genres. Aux difficultés, aux bonheurs. A l’union qui est leur force majeure à eux les VIBUJOR. Ils ont aujourd’hui avec davantage de recul et de maturité la réponse à cette question «Que sont les 7 pêchés capitaux?». Ils peuvent rentrer au bercail retrouver un vie plus simple, mais «ensemble c’est tout».

«Ah, ah ah! La vie c’est comme du chocolat

Du chocolat c’est comme ça la vie.

 La vie c’est comme d’la vache qui rit

 La vache qui rit c’est comme ça la vie.

 Ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah….»

L’histoire ne dit pas si Bleu aimera toujours le sexe, si Orange sera toujours aussi gourmande, si Jaune se laissera sans cesse envahir par la colère, si Violet aura compris la leçon quant à l’envie, si Vert sera en vieillissant encore plus avare, si Rouge regardera autre qu’elle, et si Indigo se noiera dans la paresse… Non cela l’histoire ne le dit pas. Mais vous là, oui vous qui lisez, quel est votre péché capital?

*******

FIN

 

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10 août 2011

PALINGENESIE....

Ce post n'est pas de moi, mais d'un être qui je l'espère devienda, O fil du temps (mon expression favorite) un AMI!. Je le remercie infiniment de ce témoignage à mon égard. Un être rare, généreux et vrai qui "parvient" à vivre heureux loin de tout ordinateur, internet, sms, et compagnie!

A ma "nouvelle" vie, celle que j'ose ET que j'assume.... Je lui suis reconnaisssante car elle m'ouve la porte des possibles.... A ma "Planète Mauve" que j'espère nourrir de mes nouvelles émotions.

*******

Palingénésie pour cette chère Mauve.

L'Ariège généreuse où parfois l'on se love

Accueille dans ses terres, très loin de la guimauve

Nature, randonnée et même bêtes fauves.

Espère la nouvelle, dont déjà elle s'entiche.

Tonton Marco souhaitait avec cet acrostiche,

Encourager sa mie, loin d'être une potiche.

 

 

Maniant l'art délicat de manière fortiche,

Auprès du beau Laurent dans sa maison d'Ariège.

Unis par leur amour dans ce beau trente pièces,

Va gaiement inspirer la belle poétesse

Et je souhaite qu'un jour l'éditeur dise YES!

Marc

*******

MERCI

...

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13 juin 2011

15 juin 2011

15 juin 2011. Une photographie de moi. Maintenant. Un flash. Un instantané. J'ai 39 ans aujourd'hui. Me voila à l'aube de la quarantaine. J'ai 39 ans. Cela me déroute car j'ai la nette impression de rouler sans limitation de vie-tesse sur l'autoroute de mon existence. Il en deviendrait affolant de se retourner un instant afin de constater que 39 années se sont écoulées depuis ce 15 juin 1972 où je suis sortie de la matrice de ma mère. Ce jour là je n'étais d'ailleurs ni l'élue, ni "the one", à l'image de Néo dans Matrix. Non, seulement un "incident" dans la vie d'un couple, d'une famille. A moins que je n'ai été un "accident"?... Quelle nuance, quelle différence... "No comment!"

...Moment d'égarement. Je stationne en ce quai un instant avant de remonter dans le prochain train qui me conduira très vite, j'en ai conscience jusqu'a ma prochaine escale.  In fine jusqu'a ma destination finale. J'entendrai alors une voix éraillée me murmurer: "Mauve tu es arrivée. C'est le terminus, il te faut descendre pour l'ailleurs...

 

(...CHUT...)

 

15 juin 2011. J'ai 39 ans aujourd'hui. Même si je suis troublée par ce rythme effréné, je ne peux qu'admettre que je ne me suis jamais sentie aussi bien dans mes Converses qu'à l'heure actuelle. Que de chemin parcouru!. A 39 ans, je suis plus à l'aise avec moi. Je crois que je devisse ma croix, pour m'alléger et me laisser porter par le courant. Je lutte moins dans ma nage à contre-courant. Je suis moins dans le noir, la lumière se fait plus prégnante. Je l'accepte en me laissant noyer par toutes ces énergies.

Ainsi, je me fais davantage confiance. Je me surprends et m'étonne dans mes pensées, mes réactions, mes réflexions, mes traversées, mes initiatives. Je me persuade Ô fil du temps, que je suis aussi bien que les autres, que j'ai des avantages, et non plus que des désavantages. Celà est une avancée prodigieuse. Je suis plus sure de moi pour prendre des décisions, faire des choix. J'assume un peu mieux ce que je vois face au miroir, et celà me glace un peu moins. Je deviens plus épanouie, plus femme. Oui, la grande différence est là, bien comprise et assimilée: Je me devine plus FEMME. J'ai dit je me devine! Ainsi il ne serait pas utopique de penser que peut-être après la nidation, viendra le temps de l'éclosion.

A 39 ans je me découvre doucement. Au travers de mon histoire, de mes expériences, de mes rencontres, de mon "travail" personnel. Je suis guérie de certains maux, de souffrances ce qui déleste sacrément mes pas afin d'aller de l'avant. Je m'écoute plus régulièrement, je m'apaise et tente enfin de me poser dans une harmonie bienfaitrice. Je prends des risques et vais plus sereinement en terres inconnues. Je parviens mieux à faire des "choses" uniquement pour moi entendant au loin la petite voix rassurante. Je me lance des défis et je défie mes obstacles tortueux et internes. Je refuse le déni, préférant à ce dernier la confrontation d'avec moi-même. Je me réalise, je me mets en scène, et j'aime toutes ces perceptions.

Ô bien sur à 39 ans je demeure obscure, duelle, un peu complexe dans ma façon d'être, de ressentir le monde et ses habitants. Je suis toujours emplie de peur, de doute, d'incertitude. Mais celà n'est-il pas le lot de chacun d'entre nous à un moment de notre vie ici-bas?

Aujourd'hui 15 juin 2011, j'ai 39 ans...

 

Ce billet d'humeur, d'amour prône en ce jour la vie, l'espoir, la croyance en soi, la positivité, et l'envie furieuse d'aller encore plus loin dans mon intime....

 

***Je me souhaite un bon anniversaire***

 

Pour une fois, la désertion de Mauve en ses terres n'est pas synonyme de mal d'être, de malaise. Non, Mauve vit. Elle vit. Cet état de fait est réjouissant je trouve. Même si elle reconnaît que son écriture, son monde exutoire est un peu laissé à l'abandon. De ce constat elle s'en veut un peu. Elle qui "soit disant" aime tant écrire...

 

(...CHUT...)

 

*****

 

...MERCI ...

 

A vous : Anonymes, connus, anonymes connus de continuer à passer régulièrement ici.

 

Je suis touchée par vos regards et vos égards à mon intention.

*****

 (...CHUT...)

P1000977

 

Posté par mauve15 à 13:09 - Commentaires [13] - Permalien [#]

28 février 2011

Parfois, elle et moi.

Parfois elle m'étonne et détonne. Un carton-plein d'émotions.

Parfois elle me fait rire. Rire pour ne pas dépérir. Une journée sans rire....

Parfois elle me laisse sans voix, sur la voie!

Parfois elle me fait peur. Non elle me terrifie.

Parfois elle fait vibrer mon coeur très fort. Tic-Tac Boum!

Parfois elle m'enchante, et je chante avec elle.

Parfois elle me met hors de moi, je gronde, je colère.

Parfois je la vénère, je la canonise, je la prie. Une Sainte.

Parfois elle me fait de très beaux cadeaux. Notamment les petits riens...

Parfois elle est douce, je l'aspire, je m'emplis d'elle.

Parfois elle est jouissive. Et qu'il est bon d'être Épicurienne.

Parfois j'ai envie de la quitter. Oui...

Parfois elle m'émeut. Elle m'émeut de manière intense. Touchée sans couler.

Parfois entre elle et moi c'est très complexe. Un jeu à deux. Un combat, une lutte, un bras de fer, de force.

Parfois elle est cruelle, injuste.

Parfois elle me donne envie de crier, non d'hurler.

Parfois elle me rend noire ou mauve, celà dépend.

Parfois elle me fait dépasser les limites, et je pars en voyages dangereux. Et vie-danse ces excès sont de sa faute!

Parfois j'ai envie d'une autre.

Parfois je suis la danseuse de la boîte à musique. Je tourne en rond...

Parfois elle me fait pleurer. A remplir les ruisseaux arides...

Parfois elle fait littéralement exploser mes sens.

Parfois elle m'impulse la révolution.

Parfois elle me guide.

Parfois elle me fait dire "NON" à la conformité, à l'habituel, au pareil. Elle me rend différente. Une pas-pareille.

Parfois elle me rend belle et légère. Insousciante, aérienne.

Parfois je la fuis. Et comme Forrest, ou Lola, je cours, je cours.

Parfois elle m'enivre et me transporte au delà de tout.

Parfois elle me rend béate et contemplative.

Parfois elle m'interroge. Elle me fait poser beaucoup trop de questions!

Parfois elle me dépasse, elle va bien trop vite. Je n'ai pas d'épuisette pour la rattraper.

Parfois elle m'invite aux rêves, fous, doux. Multiples il sont.

Parfois elle me file entre les doigts, elle m'échappe. S'en va et ne reviendra pas.

Parfois, et encore plus!

Mais ELLE je l'aime. Elle me fait grandir, tous les matins un peu plus. Elle me permet de gravir des sommets incessibles. Je la respire passionnée et exaltée, emplie de cent mille émotions. Oui au moins cent mille. Cent mille émotions c'est dur à gérer, mais elle m'inspire, encore, encore, et encore.

...Elle je l'aime...

...Je la remercie, car je suis toujours LA, ici et maintenant.

 ******

...HYMNE...

A

***LA VIE***

Posté par mauve15 à 21:13 - Commentaires [28] - Permalien [#]

22 janvier 2011

Je me conjugue...

...Verve d'action pour une é-locution verbale, mode Mauve ...

Je ne reviendrai pas à autrefois. Le temps s'étirait, il a fini par se tirer. Si mon passé est antérieur, je reconnais qu'il n'est pas simple. Depuis quelques temps déjà je travaille à m'accorder, afin de trouver le bon ton, le beau temps. J'ai décidé, et le décider fait toute la différence, que je ne serai plus passive. Mais plutôt une être active dans mon ici et maintenant, en recherche de ma propre voie. Je me décline alors au présent. Cela sans aucun impératif!

Je compose avec mon jadis. Aurai-je d'autres choix?. Ce temps révolu enraciné qui fait de moi celle que je suis à ce moment même. Sans cette histoire qui est la mienne, que je conjugue à la première personne, JE ne serai pas moi. Sans eux non plus d'ailleurs. Eux? Père, mère, pêles-mêles. La ligne du temps est mon indicatif. Je regarde devant, mon horizon. Ne pas être radicale et cheminer. Seul conditionnel: être en paix avec moi, celà sans aucun auxiliaire.

« Cueille le jour présent et sois le moins confiant possible en l'avenir »

Horace

...CARPE DIEM...

J'ai mis en malle et au placard tous mes vieux "il faut", "ya qu'a" (comme narré lors d'un précédent billet). Dès lors, je me mets au service de  ma  petite voix intérieure. Je lui laisse sa place, afin de la percevoir totalement. Elle se doit cependant  de parler très fort. Je suis parfois un peu sourde. Mais si je décide de tendre l'oreille, de me concentrer, alors je l'entends et j'essaie de l'écouter. Elle est ma boussole. Elle me conseille sur le chemin à emprunter pour ne pas me perdre. Auxiliaire éclairée pour moi, lanterne aux formes tantôt interrogatives, exclamatives, déclaratives.

Mon demain et ceux qui suivent seront je le souhaite plus que que parfait. Je m'y emploie, pas à pas, je corrige les fautes ici et là. La faute permet de réflechir, elle fait grandir. J'apprends. Je participe, puisque je suis l'héroïne principale. Seul indicatif, trouver en moi la bonne terminaison...

Ô je sais bien que toute cette fabulette est subjonctive, enfin subjective je voulais dire.  Je me conjugue Ô fil du temps, entre mon hier, mon aujourd'hui et ce qui reste avenir, mon demain, mon futur simple. L'objectif étant d'être en harmonie avec toutes ces concordances de temps.

...La vie est une formation infini...tive...

*****

"Voila un bel exemple de la magie des mots. Oui. Les mots sont de vrais magiciens. Ils ont le pouvoir de faire surgir à nos yeux des choses que nous ne voyons pas"

Erik ORSENNA

"la grammaire est une chanson douce"

Posté par mauve15 à 14:30 - Commentaires [30] - Permalien [#]



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