"PLANETE MAUVE"

18 décembre 2011

Ecris!

Ecris ! Ecris quelque chose, écris n’importe quoi, mais écris. Expurge et purge la machine qui va beaucoup trop vite. Machine à cadence infernale qui turbine de manière effroyable. Ecris ! Les mots sont partout en toi, ils se diffusent dans tes veines, ils tambourinent dans ta tête et en arrivent même à te faire mal au cœur. Alors, écris. Cela n’est pas si compliqué crois moi. Ecoute-moi, mais surtout écoute-toi. Sois attentive à toi ; Pose-toi, maintenant, et dépose quelques phrases. Phrases creuses, insignifiantes, douloureuses, innocentes, douces, joyeuses mais écris. Un peu, un rien, un mot, des pages!

Tu clames, déclames à qui veut l’entendre et ce depuis des mois que les mots sont ta passion, et que l’écriture est ton exutoire. Mais Mauve, j’ai une question à te poser. Je te sais très susceptible alors ne te fâche pas, mais les mots là, ils sont où ? Je perçois, je ressens les maux oui, mais je ne lis rien, plus rien à part un grand vide en tes terres que tu nourrissais amoureusement. Je suis là pour t’aider, t’accompagner et te crier d’avancer en te servant de cette matière noble et riche qu’est l’écriture. Tu fais quoi ? Tu attends quoi ? Que la mécanique se rouille, s’abime, s’altère ? Mauve, tu peux le faire, je t’en sais capable. Ne te laisse pas envahir par les émotions. Sois vigilante, si elles ne sont pas canalisées, elles finiront par t’engloutir loin, très loin, et hélas je ne pourrai plus te rattraper car noyée tu seras. Alors, écris ! Essaie de lâcher prise! Oui je te sens blêmir car je sais bien que tu as une méconnaissance totale de ce terme, et que pour toi ces deux mots mis côte à côte te sont parfaitement inconnus. Mais Mauve essaie de te souvenir, à quel point lorsque tu étais face à ton écran, les doigts pianotant sur ton clavier tu pouvais ressentir du plaisir devant ces mots que tu libérais, et ces textes que tu faisais naître sous tes yeux. Le temps t’échappait, ton esprit se dénouait, ton âme s’apaisait. Alors, c’est simple, tu te fixes un instant, tu figes le temps et tu recommences. Cela te parait surement très injonctif de ma part, mais je crois maintenant je n’ai plus d’autres solutions.

Je pense sincèrement qu’une vidange s’impose ! Tu vas finir par enrayer le moteur, et franchement ça serait dommage que tu en arrives là. Tu n’as qu’à me faire confiance et pour une fois être positive. Oui je sais, je sais, encore un mot qui heurte celle que tu es, et pourtant sans cette confiance en toi, en moi, en l’autre tu ne parviendras qu’a te faire souffrir. Ne m’en veux pas Mauve mais si je te bouscule un peu c’est tout simplement parce que je t’aime. N’oublie pas qui je suis Mauve : ton âme bienveillante. Ô non ne l’oublie jamais car au fil du temps je serai là, près de toi.

Ecris ! Ecris quelque chose, écris n’importe quoi, mais écris. Expurge et purge la machine qui va beaucoup trop vite. Allège-toi, tu n’en seras que plus allègre dans ta vie quotidienne. Tes réflexions internes si nombreuses se doivent d’être ponctionnées. Tu le sais, je ne t’apprends rien. Alors remet-toi au volant de ta vie et parcoure le chemin avec ces mots puissants, alliés de ta quiétude et moteur de ton existence. Allez va Mauve, va et reviens-moi avec une guirlande colorée de lettres accolées les unes aux autres. Fais le pour toi, pour nous.

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04 octobre 2011

Ô delà des frontières, s'aventurer, "7" à lire maintenant.

Comme souvent il m’arrive, j’étais, et ce depuis quelques semaines (mois?) en panne de carburant. Certes de l’imagination, de l'inspiration, mais rien ne passait du cerveau à la plume (au clavier). Ce qui provoque pour celui qui se «nourrit» d’écriture un vrai tourment. Il a fallu un 7. Un simple chiffre, mais pas anodin. «7 mois» pour la personne qui se reconnaîtra. Ce 7 et quelques annotations sur FB. Manière personnelle de laisser un signe, un message «codé». Les amis de la communuté, se sont appropriés ce «7», en déposant commentaires, idées. A eux tous ils ont permis la naissance de cette fabulette, sortie bien loin de mon labyrinthe interne.

Je remercie donc (par ordre d’apparition sur FB) pour une contribution gratuite, innocente et généreuse: Laurent mon amoureux, Vanessa ma petite cousine que j’aime tant, Nathalie ma douce Ô, Cathy mon souvenir d’enfance et Gabriel son compagnon, Caroline ma nièce chérie pour qui j‘ai témoigné, Cécile/Lulu, mon amie de galère, et pas que! Emmanuelle ma « petite sœur », Isa ma mutine et tendre radieuse St Andréenne. Laurette mon amie, ma jolie blonde au cœur généreux. Un merci également à -papa- pour son explication de VIBUJOR. Je terminerai par remercier Richard, mon fidèle ami, pour sa lecture et ses corrections. Quel casting!

Ce billet sera également celui qui fera découvrir (ou pas) ma «Planète Mauve» que je nourris épisodiquement depuis maintenant trois ans (whaou) et qui demeure «ma petite fierté», mon secret bien gardé jusqu’à aujourd’hui. Planète imaginaire parsemée de mes mots, de mes maux. Mais la décision est prise! Mauve s’extirpe de sa coquille. Elle s’assume face au monde, enfin plutôt «face au book».

*******

Le conte commence de cette manière: C’est l’histoire fabuleuse, merveilleuse et extraordinaire de 7 nains. 7 frères et sœurs unis par une histoire commune. 7 nains, 7 couleurs, celles de l’arc en ciel. Patronyme: VIBUJOR. Famille haute en nuances. Prénoms: Violet, Indigo, Bleu, Vert (Uert), Jaune, Orange, Rouge.

La fratrie décide d’aller parcourir le monde. Leur motivation est simple: une éducation parentale trop rigide avec des principes archaïques. Toujours des silences aux questions posées, ou bien des explications qui ne veulent rien dire pour eux. «Parce que», «C’est comme ça» et autres ritournelles bien lancinantes. Les parents préviennent toujours: «Attention les enfants aux 7 pêchés capitaux». Mais que sont ces 7 péchés capitaux dont ils parlent?. Ils le découvriront au gré des expériences. Pour ceux ou celles qui auraient la mémoire qui flanche: gourmandise, luxure, avarice, orgueil, paresse, envie, colère sont ces fameux péchés capitaux.

Nos 7 petits personnages en ont plus qu’assez d’être cantonnés à une vie en miniature. Ils veulent du grand, du large, du démesuré. Ils veulent aller loin, hors de leur contrée si confinée, à l’étroit de tout. A l’étroit du monde qui appelle, crie, clame, scande la vie!. Scande la vie…. Ils se concertent, analysent, hésitent, mais pas trop. Inutile de 7 ans de réflexion pour être fixés sur la décision à prendre. Ils partent tous les sept. Direction: l’ailleurs! L’ailleurs est forcément plus palpitant et excitant. Ô terres inconnues nous voilà! Ils ont la certitude d’un avenir exceptionnel regorgeant de magie, de rencontres, d’inespérés.

Notre «communauté» de 7 nains est certes dans une ère parallèle, mais à la même enseigne que nous à l‘heure actuelle: -coupe du monde de rugby-. Comme toutes les équipes ont un hymne, eux se décident pour un qui sera le leurs… Cela donne:

 «Ah, ah ah! La vie c’est comme du chocolat

Du chocolat c’est comme ça la vie.

 La vie c’est comme d’la vache qui rit

 La vache qui rit c’est comme ça la vie.

 Ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah….»

Cet extrait n’est pas de moi, mais de -Monsieur ARTHUR H- à qui j’emprunte ces quelques lignes de son morceau «Les trois petits nains» . A écouter sans aucune modération…

Sept, six, cinq, quatre, trois, deux, un…. «Un pour 7 et 7 pour un». Ils superposent leurs mains et d’un même élan, à l’unisson nous n’entendons plus qu’un «SEVEN» résonner. Ils laissent une longue lettre explicative aux parents, finissent par de doux mots d’amour, et promettent de revenir un jour lorsque réponses ils auront. Ils donneront des nouvelles régulièrement, aucune inquiétude, c'est promis!.

 …Ils laissent un hier pour un demain haut en couleurs…

 «MOULT Y COLOR»

Ca y est! Ils sont partis pour un voyage fantastique. La route sera périlleuse, ils le savent, mais ce périple engendrera surprises et nouveautés, dans leurs vies si monotones jusqu’alors. Ils ont tout prévu pour marcher, marcher, marcher. Victuailles (A manger, à boire, Ô âmes et corps repus….), armes (oui, enfin quelques lance-pierre quoi!), distractions (pinceaux, cartes, craies, fléchettes, livres…), ainsi que l’argent qu’ils ont mis de côté tout au long de leurs jeunes années adolescentes. Ils n’ont pas peur. Ils sont «ensemble, c’est tout».

Après 7 jours de procession à travers bois, ils rencontrent un jeune Elfe. Un, ou peut être devrions nous dire une. Elfe divine, magique prénommée Mauri7. Cette entité a le corps élancé, la voix suave, le charme qui opère, notamment sur Bleu notre grand (euphémisme) sentimental. Bleu est totalement envoûté par cette jeune créature aux longs cheveux ébènes, aux yeux de jais, aux jambes interminables. Elle offre pour la nuit gîte et couvert, sans rien demander en retour….

Sans rien demander en retour.? Il est sans compter la douzaine d’heures de plaisir que s’apprêtent à partager Bleu et La créature… Ô luxure, Ô plaisirs charnels… Bleu n’est pas prêt d’oublier cette personne prénommée Mauri7….Maintenant qu’il a goûté aux délices sexuels comment pourra t-il faire sans?…. C’est difficile de la quitter, ou bien de ne pas pouvoir l’amener. Mais les VIBUJOR se doivent de poursuivre le voyage et Mauri7 n‘en fait pas partie. La seule note de cette aventure à retenir est que Bleu sait aujourd’hui ce que signifie «monter au 7 e ciel». Luxure. Plus que 6!.

Si Bleu est encore émoustillé par cette nuit chaude et palpitante, nos 7 mercenaires décident de poursuivre leurs trajectoires. Conquête de la terre! Initiative franchement excitante. Ils étaient 7 à la maison, ils sont aujourd’hui 7 sur les chemins. Envers et contre tous, liés par les liens infaillibles du sang.

Jour après jour ils vagabondent. Un matin, ils se retrouvent face à la mer. Une côte de «Granit Rose» est offerte à leurs yeux, à leurs cœurs. Roches, mer, verdure, immensité: un festival d‘émotions. Synonyme pour eux de Liberté!. Ils veulent en profiter au maximum. Ils posent leurs baluchons dans cet endroit propice à l’évasion. Ils jouent aux fléchettes, dessinent, boivent et rient de leurs insouciances, loin de leur patrie, de la terre familiale… Ils font temporairement l’impasse sur les doutes, les peurs, les questions… La nuit est clémente et très arrosée. Rires, chants, danses. Il s’endorment pleins de rêves et pour certains avec un mal de tête.

Au matin Orange notre pulpeuse rousse se réveille légèrement embrumée par les effluves alcoolisées de la veille. Face à elle un arbre à suc7. Si elle est encore un peu saoule, elle ne délire pas. Un arbre dont jusque là elle ignorait l’existence. Même dans ses rêves les plus fous, cela relevait de l’utopie. L’arbre se dresse face à elle, majestueux. De longues branches, des feuilles bien vertes, et au bout, qui ne demandent qu’a être cueillies, des suc7. De toutes les couleurs, aux formes multiples d‘intonation: virgule, point d‘exclamation, d‘interrogation, point virgule…

Ses yeux sont écarquillés, ses papilles actives. A elle la saveur sucrée et douce en sa bouche. Avaler le nectar qui ondulera en sa gorge…. Elle oublie sa fébrilité et se jette affamée sur cet arbre aux offrandes multiples. Elle mange, encore et encore. Le sucre lui coule au coin des lèvres, son plaisir se fait dense. Que de goûts, que de délectation. L’excès de sucre lui brûle la gorge, mais Orange ne se veut pas rassasiée. Elle ramasse, amasse en ses poches, vite et avide. Elle se veut gourmande, en recueille encore plus. Faire des réserves pour les jours de carences, penser à demain et à ceux qui suivent. Comme une Orange, mécanique elle entasse dans ses chairs, à se faire exploser le ventre déjà fort rebondi. Elle lèche, suce, déglutit en éprouvant des sensations extrêmes. Au bout d’un temps infini, elle se crispe de plaisir et se couche au pied de l’arbre de la jouissance. Elle repart en Morphée, repue d’extase. Gourmandise. Plus que 5!

Combien de secondes, de minutes, d’heures se sont écoulées… La voilà réveillée en sursaut, un peu trop brutalement à sont goût. La gorge racle beaucoup. L’écœurement est prégnant. Excédent de sucre ingurgité. Ses yeux ne sont plus mirés devant des suc7, mais devant 7 samouraïs sortis de nulle part, visiblement contrariés. 14 yeux fixés sur elle. A priori ils ne sont pas disposés ni à se gaver de suc7, ni à lui conter fleurette. Changement de décor, ce fait ne la ravit pas vraiment.

Hésite dans sa réaction : feindre la statue immobile, ou crier. Elle crie! Premier réflexe. Quel réflexe! Non plus des cris mais de tonitruants hurlements. Jaune, son frère aîné surgit de nulle part. Tel un Kill Bill sans basket, ni combinaison, ni moto, il attaque ces 7 samouraïs. Jaune est empli de colère face à qui s’en prendrait à sa cadette. Il est en l’instant guerrier sans peur, ni reproche! A lui bataille féroce avec hargne et pugnacité. Il saute, frappe, empoigne, étrangle, virevolte, jusqu’au dernier qu’il atteint et éteint avec beaucoup de violence qu‘il a du mal à contrôler. A lui seul vaillant petit homme il a anéanti 7 hommes réputés et légendaires.7/7 Il ne pouvait mieux. Le voilà auréolé de victoire de la part de sa fratrie qui voit en Jaune un héros; LE héros de la famille, celui ayant exterminé ces 7 samouraïs!. On ne saura jamais ce que voulait ces hommes! Peut-être juste demander leur route... Colère. Plus que 4!

La mésaventure dit qu’il faut s’en aller rapidement, avant que d‘autres individus sûrement mal intentionnés ne surgissent. Ne plus s’arrêter devant des arbres à suc7 et tenter de rester grouper afin d’éviter un maximum de danger. Voilà les recommandions unanimes. Plus de peur que de mal (enfin le bilan est néanmoins de 7 morts), ils poursuivent cette expérience inédite. Ils sillonnent, parcourent, naviguent, voguent en de terres inconnues et lointaines…

Ils voyagent à travers la planète, et découvrent les 7 merveilles du monde: du Machu Picchu au Pérou, en passant par la Grande Muraille de Chine, ou se freinant au Colisée de Rome, ils explorent la gigantesque terre. 7 tentant d’en savoir plus, d’apprendre, de se cultiver, de se nourrir de richesses, d’autres cultures, d’innover, d’expérimenter. Ils se demandent même s’il ne vont pas séjourner 7 ans au Tibet?. Ils escomptent rencontrer blanche neige au sommet et s’assurer qu’éternelle elle est.

Mais au bout d’un temps indéfini, la paresse oblige Indigo a stopper les troupes. Ils sont fougueux, volontaires et actifs, mais elle sature. Voilà quelques temps qu’ils ont quittés leur terre. Indigo n’a qu’un vœu, elle souhaite errer, flâner, se reposer, se promener, «halter» ! Elle veut revêtir ses chau7 pour de longues périgrinations. Elle menace ses pairs: ou ils acceptent de se poser, ou ils repartent sans elle… C’est un ultimatum! 7 à prendre ou à laisser. La réponse ne se fait pas attendre:

«Ah, ah ah! La vie c’est comme du chocolat

Du chocolat c’est comme ça la vie.

 La vie c’est comme d’la vache qui rit

 La vache qui rit c’est comme ça la vie.

 Ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah….»

Ils resteront tous unis, quoi qu’il advienne!. Escale pour un temps indéfini à Rio de Janeîro près de la Statue du Christ Rédempteur. Place à l’oisiveté et farniente dans cette ville qui leur ressemble. Haute en couleurs, en saveurs, en différences…Dans ses chau7, Indigo jubile. Sieste et paresse s’empare d’elle. C’est du 7 ème art: l’art de ne rien faire!. Paresse. Plus que 3!

Dans cette ville folle, Rouge la demoiselle, a le sang qui bout et frémit à chaque instant. Rouge est chaude, vive, langoureuse, animale. Elle est de petite taille et belle, furieusement belle. Elle le sait, en joue, en use, et abuse. Son étrangeté physique attire l’autre, hommes et femmes confondus. Ses yeux sont incandescents, ses lèvres pulpeuses, sa crinière sauvage, son tempérament de braise. Elle sait se mettre en évidence. Se pare, se mire, et à Rio cela va crescendo!. Elle fréquente les milieux nocturnes et la jette7 de la ville. Elle allume, attise la flamme, elle joue, met de l’huile sur le feu, se consume de part et d’autres. Elle se trouve toujours plus flamboyante, rayonnante. D’ailleurs face à son miroir celui qu’elle nomme «mon meilleur ami», Rouge ne cesse de répéter tel un gimmick «7 toi la meilleur, 7 toi la meilleure».

Un soir, elle rencontre Raùl, artiste peintre. Raùl est immédiatement sous le charme de Rouge. On peut même dire qu’il est amoureux d’elle. La foudre s'est abbatue sur lui. Rouge? Elle souffle sur les braises, s’amuse, provoque et ne prête guère attention à lui, mis à part pour quelques heures de plaisir. Elle se veut libre et outrageusement fière. Il lui déclare sa flamme, lui prouve son amour, la supplie même. Rouge ne voit personne, mis à part elle! Jusqu’au jour où par le plus grand des hasards (ou pas) il rencontre Paola sur un marché de Rio. Elle devient Ô fil du temps sa nouvelle égérie. L’histoire? L’homme a pleuré, attendu, accepté, patienté, il s ‘est lassé et il a rencontré une jeune femme discrète, aimante, fidèle, certes banale, mais là, présente.

Un nouvel amour est né doucement mais sûrement. Le feu animé pour Rouge s’est lentement éteint. Rouge, quant à elle, s’est rendue compte trop tard de son erreur. Être passée à coté de celui qu’elle aimait. A Rio, Rouge s’est perdue dans son orgueil la laissant seule, au milieu d’un tas de cendres. Beauté physique n’est qu’éphémère… Jeu 7 et match. Orgueil. Plus que 2!

Rouge est terne, elle a perdu de sa couleur. Elle est en phase dépressive et sur décision active du conseil de famille, la fratrie délibère pour un exil hors de cette ville néfaste à leur sœur. Motivation des troupes, ils quittent Rio pour d’inédits territoires. Peu importe où, l’essentiel étant que Rouge se ranime.

«Ah, ah ah! La vie c’est comme du chocolat

Du chocolat c’est comme ça la vie.

 La vie c’est comme d’la vache qui rit

 La vache qui rit c’est comme ça la vie.

 Ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah….»

«Ensemble c’est tout». Là est le meilleur remède face aux douleurs que Dame Vie impose. Ils retrouvent dans leur unicité force et courage. De péripéties en péripéties ils nourrissent leur histoires de souvenirs impérissables. La belle vie, juste la belle vie.

Une journée d’été. Un village avec beaucoup d’animation, de festivités. Les frères et sœurs errent avec légèreté dans les ruelles ensoleillées. Sur la place du village, une tente. Une pancarte annonce «Les 7 boules de cristal ne mentent pas». Violet est intrigué, curieux. Il désire en savoir plus sur ces soit-disant boules magiques. Il délaisse un instant la famille et rentre dans cet espace inconnu. Il est face à une vieille personne attablée. Autour d’elle 7 boules de cristal. Jaillissent d’elles des lumières vives et colorées. Ses yeux sont subjugués par une en particulier. La plus petite, pour lui la plus brillante. Attiré indéniablement par elle comme par un aimant. Il ne peut expliquer cette fascination. Dès lors un désir puissant saisit Violet: posséder cette boule. D’ailleurs à cette idée, un nœud d’angoisse se forme au creux de son ventre. Il ne connaît pas ce sentiment d’envie. Il n’écoute même plus l’âgée qui explique comment elle peut lire l’avenir au travers de ces boules. Il refuse sa proposition de décrypter son demain, se retourne, sort de la tente afin de rejoindre les autres.

Ils baladent encore toute l’après midi, mais Violet n’est plus avec eux. Il ne pense qu’a cette sphère qu’il désire plus que le reste. Il a la tentation de se l’approprier. L’avoir pour lui, près de lui. Un butin sacré!. Il a honte de sa préméditation: il va voler l’objet convoité. Au moment de se restaurer, Violet prétend un mal d’estomac (pas tout à fait erroné le mensonge). Il dit qu’il préfère rentrer se reposer. Les VIBUJOR ne sont pas soupçonneux. Jaune se propose de le raccompagner, Violet refuse assurant que tout va bien. Ils se rejoindront après le repas.

Violet tel un automate veille à ce que sa famille ne soit plus dans son champ de vision, et court haletant jusqu’à la tente. Derrière un arbre il en fixe l’ouverture. Ses yeux brûlent tant il est concentré. Son cœur bat la chamade. La vieille finit par sortir de son antre. Elle fait quelques pas et s’entretient avec un forain. Elle n’est plus face au chapiteau. C’est le moment ou jamais. Discrètement il s’achemine vers la toile. Il y est enfin. Il s’approche du globe. Ses mains touchent, caressent, s’empare. Il soulève la boule de son socle lorsqu’il entend la voix dans son dos «Jeune homme, jeu de nains, jeux de vilains»… Surpris il lâche la boule qui se brise en mille morceaux sur le sol terreux.

Il se retourne, ses yeux dans ceux de l’ancêtre. Il ne sait comment réagir tant il est pris de culpabilité, de remords face à ce geste inexcusable. Il transpire, et semble être au bord du malaise. Il balbutie en bégayant quelques mots. Aucun ne trouvent justesse, tant Violet est englouti par la vergogne. Elle finit par parler après un long silence. «Tu risques jeune homme 7 ans de malheur, pour avoir voulu désolidariser les 7 boules. Je ne puis te garantir si le sort s’acharnera sur toi ou pas. Tu devras vivre ton existence avec ce sentiment de peur. Que cette expérience te serve de leçon, et sache qu’il ne sert à rien d’envier les biens d‘autrui. Se contenter de ce que l’on possède. File maintenant et retrouve ta famille». Violet murmure un mot, un seul: pardon, et s’enfuit. Envie. Plus qu’1!

Cette fâcheuse mésaventure, Violet ne peut la garder en lui. Besoin de l’amour de ses proches, il assume sa responsabilité en dévoilant ce qui pèse trop en son petit cœur largement sensible. Il ne sera pas jugé pour ses faits. Les questions fusent, l’incompréhension s’explique, mais au final que d’amour. Les autres oublieront. Violet restera toute sa vie avec cette honte. De même que la peur qui se fait présente à chaque fois qu’il arrive malheur autour de lui. «Et si c’était sa faute?».

Les saisons courent a un rythme effréné. Il faut se rendre à l’évidence, l’argent dans la «K7» finit par s’amenuiser. Cette «K7» a été remplie par tous les 7. Leurs fastidieuses économies. Un soir Jaune l’aîné propose un conseil de famille. Il expose le problème : l’argent va très rapidement se faire rare. Bientôt il sera nécessaire de pallier aux manques. Cependant quelque chose le questionne. Il était pourtant persuadé qu’ils avaient en leurs possessions bien plus d’argent. Il est comptable de métier et le chiffre cela le connaît. Conclusion: il en manque!… Un ou une parmi eux oublierait de préciser des faits importants? Silence. D’ordinaire les VIBUJOR ne sont pas soupçonneux, mais depuis «l’incident Violet» le doute subsiste.

Dans l’histoire ce qu’il faut savoir c’est que Vert est un être exquis, mais qu’il a un gros défaut: l’avarice. L’argent manquant c’est sa part. Jaune sur le constat a entièrement raison. Vert l’a retiré de la «K7» quelques semaines après leur départ de la maison. Il garde les billets enroulottés précieusement sur lui. Non pas qu’il veuille garder cet argent pour lui, mais voilà sa vérité: cet argent pourrait servir en cas de besoin. En dernier recours. Surtout être vigilant et ne pas trop en dépenser. Il éprouve des difficultés a avouer son pêché. Il attendra quelques temps laissant les autres dans le questionnement. Quand plus d’argent l’on trouve dans la malette, Vert finit par restituer sa part. 7 injuste de laisser sa famille dans l’embarras. Il aura droit à moqueries pour certains, bouderies pour d’autres, colère et leçon de morale de Jaune, mais ils pardonneront à Vert, gentiment prénommé dès lors «pique sous». Ce qui n’est pas de son goût mais qu’il accepte. Avarice. C’est fini!

Les années ont passé. Les VIBUJOR adolescents sont devenus adultes. Ils sont partis depuis 7 ans de leur village. 7 ans qu’il ont laissé les parents, amis, ainsi que quelques responsabilités (étude et travail par exemple). Ils ont beaucoup vu, appris. Beaucoup d’albums photos en leurs cœurs, en leurs têtes. Une richesse d’esprit acquise grâce aux rencontres en tous genres. Aux difficultés, aux bonheurs. A l’union qui est leur force majeure à eux les VIBUJOR. Ils ont aujourd’hui avec davantage de recul et de maturité la réponse à cette question «Que sont les 7 pêchés capitaux?». Ils peuvent rentrer au bercail retrouver un vie plus simple, mais «ensemble c’est tout».

«Ah, ah ah! La vie c’est comme du chocolat

Du chocolat c’est comme ça la vie.

 La vie c’est comme d’la vache qui rit

 La vache qui rit c’est comme ça la vie.

 Ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah….»

L’histoire ne dit pas si Bleu aimera toujours le sexe, si Orange sera toujours aussi gourmande, si Jaune se laissera sans cesse envahir par la colère, si Violet aura compris la leçon quant à l’envie, si Vert sera en vieillissant encore plus avare, si Rouge regardera autre qu’elle, et si Indigo se noiera dans la paresse… Non cela l’histoire ne le dit pas. Mais vous là, oui vous qui lisez, quel est votre péché capital?

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FIN

 

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10 août 2011

PALINGENESIE....

Ce post n'est pas de moi, mais d'un être qui je l'espère devienda, O fil du temps (mon expression favorite) un AMI!. Je le remercie infiniment de ce témoignage à mon égard. Un être rare, généreux et vrai qui "parvient" à vivre heureux loin de tout ordinateur, internet, sms, et compagnie!

A ma "nouvelle" vie, celle que j'ose ET que j'assume.... Je lui suis reconnaisssante car elle m'ouve la porte des possibles.... A ma "Planète Mauve" que j'espère nourrir de mes nouvelles émotions.

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Palingénésie pour cette chère Mauve.

L'Ariège généreuse où parfois l'on se love

Accueille dans ses terres, très loin de la guimauve

Nature, randonnée et même bêtes fauves.

Espère la nouvelle, dont déjà elle s'entiche.

Tonton Marco souhaitait avec cet acrostiche,

Encourager sa mie, loin d'être une potiche.

 

 

Maniant l'art délicat de manière fortiche,

Auprès du beau Laurent dans sa maison d'Ariège.

Unis par leur amour dans ce beau trente pièces,

Va gaiement inspirer la belle poétesse

Et je souhaite qu'un jour l'éditeur dise YES!

Marc

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MERCI

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13 juin 2011

15 juin 2011

15 juin 2011. Une photographie de moi. Maintenant. Un flash. Un instantané. J'ai 39 ans aujourd'hui. Me voila à l'aube de la quarantaine. J'ai 39 ans. Cela me déroute car j'ai la nette impression de rouler sans limitation de vie-tesse sur l'autoroute de mon existence. Il en deviendrait affolant de se retourner un instant afin de constater que 39 années se sont écoulées depuis ce 15 juin 1972 où je suis sortie de la matrice de ma mère. Ce jour là je n'étais d'ailleurs ni l'élue, ni "the one", à l'image de Néo dans Matrix. Non, seulement un "incident" dans la vie d'un couple, d'une famille. A moins que je n'ai été un "accident"?... Quelle nuance, quelle différence... "No comment!"

...Moment d'égarement. Je stationne en ce quai un instant avant de remonter dans le prochain train qui me conduira très vite, j'en ai conscience jusqu'a ma prochaine escale.  In fine jusqu'a ma destination finale. J'entendrai alors une voix éraillée me murmurer: "Mauve tu es arrivée. C'est le terminus, il te faut descendre pour l'ailleurs...

 

(...CHUT...)

 

15 juin 2011. J'ai 39 ans aujourd'hui. Même si je suis troublée par ce rythme effréné, je ne peux qu'admettre que je ne me suis jamais sentie aussi bien dans mes Converses qu'à l'heure actuelle. Que de chemin parcouru!. A 39 ans, je suis plus à l'aise avec moi. Je crois que je devisse ma croix, pour m'alléger et me laisser porter par le courant. Je lutte moins dans ma nage à contre-courant. Je suis moins dans le noir, la lumière se fait plus prégnante. Je l'accepte en me laissant noyer par toutes ces énergies.

Ainsi, je me fais davantage confiance. Je me surprends et m'étonne dans mes pensées, mes réactions, mes réflexions, mes traversées, mes initiatives. Je me persuade Ô fil du temps, que je suis aussi bien que les autres, que j'ai des avantages, et non plus que des désavantages. Celà est une avancée prodigieuse. Je suis plus sure de moi pour prendre des décisions, faire des choix. J'assume un peu mieux ce que je vois face au miroir, et celà me glace un peu moins. Je deviens plus épanouie, plus femme. Oui, la grande différence est là, bien comprise et assimilée: Je me devine plus FEMME. J'ai dit je me devine! Ainsi il ne serait pas utopique de penser que peut-être après la nidation, viendra le temps de l'éclosion.

A 39 ans je me découvre doucement. Au travers de mon histoire, de mes expériences, de mes rencontres, de mon "travail" personnel. Je suis guérie de certains maux, de souffrances ce qui déleste sacrément mes pas afin d'aller de l'avant. Je m'écoute plus régulièrement, je m'apaise et tente enfin de me poser dans une harmonie bienfaitrice. Je prends des risques et vais plus sereinement en terres inconnues. Je parviens mieux à faire des "choses" uniquement pour moi entendant au loin la petite voix rassurante. Je me lance des défis et je défie mes obstacles tortueux et internes. Je refuse le déni, préférant à ce dernier la confrontation d'avec moi-même. Je me réalise, je me mets en scène, et j'aime toutes ces perceptions.

Ô bien sur à 39 ans je demeure obscure, duelle, un peu complexe dans ma façon d'être, de ressentir le monde et ses habitants. Je suis toujours emplie de peur, de doute, d'incertitude. Mais celà n'est-il pas le lot de chacun d'entre nous à un moment de notre vie ici-bas?

Aujourd'hui 15 juin 2011, j'ai 39 ans...

 

Ce billet d'humeur, d'amour prône en ce jour la vie, l'espoir, la croyance en soi, la positivité, et l'envie furieuse d'aller encore plus loin dans mon intime....

 

***Je me souhaite un bon anniversaire***

 

Pour une fois, la désertion de Mauve en ses terres n'est pas synonyme de mal d'être, de malaise. Non, Mauve vit. Elle vit. Cet état de fait est réjouissant je trouve. Même si elle reconnaît que son écriture, son monde exutoire est un peu laissé à l'abandon. De ce constat elle s'en veut un peu. Elle qui "soit disant" aime tant écrire...

 

(...CHUT...)

 

*****

 

...MERCI ...

 

A vous : Anonymes, connus, anonymes connus de continuer à passer régulièrement ici.

 

Je suis touchée par vos regards et vos égards à mon intention.

*****

 (...CHUT...)

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Posté par mauve15 à 13:09 - Commentaires [13] - Rétroliens [0]
28 février 2011

Parfois, elle et moi.

Parfois elle m'étonne et détonne. Un carton-plein d'émotions.

Parfois elle me fait rire. Rire pour ne pas dépérir. Une journée sans rire....

Parfois elle me laisse sans voix, sur la voie!

Parfois elle me fait peur. Non elle me terrifie.

Parfois elle fait vibrer mon coeur très fort. Tic-Tac Boum!

Parfois elle m'enchante, et je chante avec elle.

Parfois elle me met hors de moi, je gronde, je colère.

Parfois je la vénère, je la canonise, je la prie. Une Sainte.

Parfois elle me fait de très beaux cadeaux. Notamment les petits riens...

Parfois elle est douce, je l'aspire, je m'emplis d'elle.

Parfois elle est jouissive. Et qu'il est bon d'être Épicurienne.

Parfois j'ai envie de la quitter. Oui...

Parfois elle m'émeut. Elle m'émeut de manière intense. Touchée sans couler.

Parfois entre elle et moi c'est très complexe. Un jeu à deux. Un combat, une lutte, un bras de fer, de force.

Parfois elle est cruelle, injuste.

Parfois elle me donne envie de crier, non d'hurler.

Parfois elle me rend noire ou mauve, celà dépend.

Parfois elle me fait dépasser les limites, et je pars en voyages dangereux. Et vie-danse ces excès sont de sa faute!

Parfois j'ai envie d'une autre.

Parfois je suis la danseuse de la boîte à musique. Je tourne en rond...

Parfois elle me fait pleurer. A remplir les ruisseaux arides...

Parfois elle fait littéralement exploser mes sens.

Parfois elle m'impulse la révolution.

Parfois elle me guide.

Parfois elle me fait dire "NON" à la conformité, à l'habituel, au pareil. Elle me rend différente. Une pas-pareille.

Parfois elle me rend belle et légère. Insousciante, aérienne.

Parfois je la fuis. Et comme Forrest, ou Lola, je cours, je cours.

Parfois elle m'enivre et me transporte au delà de tout.

Parfois elle me rend béate et contemplative.

Parfois elle m'interroge. Elle me fait poser beaucoup trop de questions!

Parfois elle me dépasse, elle va bien trop vite. Je n'ai pas d'épuisette pour la rattraper.

Parfois elle m'invite aux rêves, fous, doux. Multiples il sont.

Parfois elle me file entre les doigts, elle m'échappe. S'en va et ne reviendra pas.

Parfois, et encore plus!

Mais ELLE je l'aime. Elle me fait grandir, tous les matins un peu plus. Elle me permet de gravir des sommets incessibles. Je la respire passionnée et exaltée, emplie de cent mille émotions. Oui au moins cent mille. Cent mille émotions c'est dur à gérer, mais elle m'inspire, encore, encore, et encore.

...Elle je l'aime...

...Je la remercie, car je suis toujours LA, ici et maintenant.

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...HYMNE...

A

***LA VIE***

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22 janvier 2011

Je me conjugue...

...Verve d'action pour une é-locution verbale, mode Mauve ...

Je ne reviendrai pas à autrefois. Le temps s'étirait, il a fini par se tirer. Si mon passé est antérieur, je reconnais qu'il n'est pas simple. Depuis quelques temps déjà je travaille à m'accorder, afin de trouver le bon ton, le beau temps. J'ai décidé, et le décider fait toute la différence, que je ne serai plus passive. Mais plutôt une être active dans mon ici et maintenant, en recherche de ma propre voie. Je me décline alors au présent. Cela sans aucun impératif!

Je compose avec mon jadis. Aurai-je d'autres choix?. Ce temps révolu enraciné qui fait de moi celle que je suis à ce moment même. Sans cette histoire qui est la mienne, que je conjugue à la première personne, JE ne serai pas moi. Sans eux non plus d'ailleurs. Eux? Père, mère, pêles-mêles. La ligne du temps est mon indicatif. Je regarde devant, mon horizon. Ne pas être radicale et cheminer. Seul conditionnel: être en paix avec moi, celà sans aucun auxiliaire.

« Cueille le jour présent et sois le moins confiant possible en l'avenir »

Horace

...CARPE DIEM...

J'ai mis en malle et au placard tous mes vieux "il faut", "ya qu'a" (comme narré lors d'un précédent billet). Dès lors, je me mets au service de  ma  petite voix intérieure. Je lui laisse sa place, afin de la percevoir totalement. Elle se doit cependant  de parler très fort. Je suis parfois un peu sourde. Mais si je décide de tendre l'oreille, de me concentrer, alors je l'entends et j'essaie de l'écouter. Elle est ma boussole. Elle me conseille sur le chemin à emprunter pour ne pas me perdre. Auxiliaire éclairée pour moi, lanterne aux formes tantôt interrogatives, exclamatives, déclaratives.

Mon demain et ceux qui suivent seront je le souhaite plus que que parfait. Je m'y emploie, pas à pas, je corrige les fautes ici et là. La faute permet de réflechir, elle fait grandir. J'apprends. Je participe, puisque je suis l'héroïne principale. Seul indicatif, trouver en moi la bonne terminaison...

Ô je sais bien que toute cette fabulette est subjonctive, enfin subjective je voulais dire.  Je me conjugue Ô fil du temps, entre mon hier, mon aujourd'hui et ce qui reste avenir, mon demain, mon futur simple. L'objectif étant d'être en harmonie avec toutes ces concordances de temps.

...La vie est une formation infini...tive...

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"Voila un bel exemple de la magie des mots. Oui. Les mots sont de vrais magiciens. Ils ont le pouvoir de faire surgir à nos yeux des choses que nous ne voyons pas"

Erik ORSENNA

"la grammaire est une chanson douce"

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03 janvier 2011

BONNE ANNEE 2011

A nos demains, à nos mains unies pour célébrer de manière chorale l'aube de cette nouvelle année qui se dessine.

A nos demains éclairés d'amour, d'amitié, de partage, de fraternité, de solidarité....

A notre "à venir" afin de vivre toujours et encore plus et de profiter de tous les instant qu'offre

Madame VIE!.

...Le meilleur "JE" veux...

...BON AN NAIT...

A vous

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...Et à vite, très vite! MA résolution 2011...

(oui je sais celle qu'on ne tient jamais! mais je prouverai le contraire)

 

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10 novembre 2010

"Ne jamais dire jamais"

Chaque jour qui se renouvelle, "DAME VIE" la souveraine me surprend, m'apprend, m'éprend et me laisse une empreinte profonde qui s'inscrit en moi. Cette marque s'ajuste Ô fil des pages de mon histoire. J'entends ces voix, ces sons, ces murmures. Ce sont les porte-paroles de la reine: émotions, expériences, rencontres, et les autres. En un écho ce phrasé entêtant et  lancinant: "SOIS TOI". Lancinant oui, je l'affirme là. Il est douloureux d'accepter de baisser la garde, d'être soi. Il n'est pas un simple jeu sans incidence d'adopter la règle. Celle ci peut faire mal. Mais en adhérant, au fur et à mesure je prends conscience que je m'émancipe. Je sors de moi. Je grandis. J'ai mal. MAIS...

Ma dernière révélation qui semble je l'admets une quelconque banalité est d'apprendre à moins juger. Il convient de demeurer prudent face à ce qui paraît si banal! Car souvent derrière l'évidence se cache la talentueuse complexité.... Dans l'évidence se creuse le fondamental. Dans le fondamental se trouve la remise en questions, ainsi que les éventuelles réponses. Je réfléchis, un peu, beaucoup, surtout à la folie.  J'expérimente tel un savant chimiste l'autre, vous, moi, nous. J'ai donc eu cette lucidité d'esprit: "Ne jamais dire jamais". Je tiens à formuler une petite parenthèse. Avouer que bien sur ce cher adage n'est pas signé Mauve (Ah?)..... qu'il serait présomptueux de faire mien ce proverbe Napoléonien (Ah?).

Pourquoi?

Parce que jamais est trop expéditif, définitif. Il se veut d'un naturel invariable. Il suppose dans mon esprit fragmenté et morcelé une connotation obligatoirement stérile et négative. Ce qui est là, bien établi et ancré aujourd'hui ne le sera pas forcément dans une heure, demain, ou jamais. Tiens, n'avais-je pas émis l'idée de ne plus jamais dire jamais?. Bon, je le concède je ferai quelques exceptions. Nul n'est parfait en ce bas monde, a soulevé la reine! Je suis là, ici et maintenant avec mes idées, mes valeurs, mes croyances, mes idéaux. Mais qu'en sera t-il plus tard, Ô fil du temps, de mon chemin, de mon évolution. Je suis telle la glaise que la vie façonne, sculpte, travaille. Je ne tiens pas à demeurer fixée, figée. Immuable.

Dans mon éducation judéo-chretienne emplie de loyaux clichés, concepts parentaux, j'ai longtemps entendu: tu devrais, il faudrait, y'a qu'a, il faut. Je colère adulte en affirmant que ces préceptes ne sont que des fieffes imbéciles. Moi je ne ferai jamais, moi je ne dirai jamais, moi jamais Ô grand jamais. Moi, moi, moi et moi. Mes principes d'hier ont foutu le camps avec sûrement les 50 millions de petits chinois.

Jamais s'avère trop tranché, emmuré, enfermé. Il est un ennemi qui aliène et carapace la personne que je suis. Il sert d'armure bien solide et impénétrable. Avec jamais j'ai  l'incapacité à voir, à entendre, à me lancer, à tenter, à essayer. Et la peur guide mes pas. Ne surtout pas destituer "JAMAIS" le vainqueur, de son piédestal sur lequel il repose cimenté outrageusement. Je persiste et signe là en ce jour à affirmer que c''est l'incertitude de mes instant de vie, de mes tourments, de mes tournants qui me fait penser de façon si abrupte.

Mon monde d'aujourd'hui essaie donc de (dé)gommer jamais. Il le dessine de façon à le rendre plus atténué, en lui donnant des contours plus doux et un aspect moins irréversible. Il lui permet une ouverture, une éventualité. Point final! Pas de manichéisme. Ma vision varie, se tempère, se tamise, s'illumine, s'éclaire, ou même s'éteint. Alors qu'il si bon de pouvoir verbaliser "Mieux vaut tard que jamais". Quelle satisfaction, quelle joie, quel bonheur, d'accepter que tout est envisageable et pas irrévocable.

Surtout que dans mon analyse personnelle "mauvienne", j'observe et je lis que dans le mot jamais, on lit le MAIS. Ainsi, d'un coup, subitement avec le mais tout devient possible. Même ce que l'on pensait bien ancré, acquis, affirmé.....

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"Je n'ai qu'une certitude mon incertitude"

...A toujours et à jamais...

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26 septembre 2010

Au temps passé!

Aujourd'hui je suis Mauve Mc Fly. Je vais prendre place au volant de la Delorean DO-12, prêtée exceptionnellement par mon ami "Doc". Je m'apprête à remonter le temps. Retour vers le passé. Un trimestre, une saison, un été, 21 juin/21 septembre 2010. Besoin comme d'accoutumée d'évaluer, d'analyser, de debrieffer avec moi-même. Un tête en tête de moi à mois qui me permet de progresser vers ce futur inconnu et si incertain. En évaluant mon passé, je prends en considération mon demain. Et de surcroît j'aime ici déposer ces mots, qui créent une fabuleuse boite à souvenirs.

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...Moi émoi au volant de THE voiture...

En route Mauve Mc Fly! Décollage imminent de la mythique voiture. Je déroule mentalement le film de ce trimestre. Me voila téléportée au début de l'été. Il s'annonce riche de belles expériences. De nouvelles perspectives, découvertes. Un horizon qui s'éclairerait si je n'étais pas assaillie sans cesse par un orage tonitruant. Je prends conscience de certaines choses me concernant. Je suis remise sans cesse en questions. Même si cela donne l'effet de coups de poignards reçus en pleins poitrine tant la douleur est forte, je dois dire, que j'apprendrai que toutes ces plaies ouvertes et béantes vont devenir salutaires Ô fil des jours.

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...Pas de moi...

Une rencontre décisive provoquée par le non hasard. Je rencontre Joëlle. Elle me met sur la route des anges. Grâce a elle et son savoir je me rends humble et modeste. Je me dis ainsi, que nous faisons tous avec nos armes, nos moyens de défenses. Ne jamais dire "jamais",  ou s'emprisonner des  éternels "et moi j'aurai".... Foutaises! Je fais ainsi la guerre à tous mes fantasmes, projections, représentations archaïques. Je me réconcilie en mon coeur profond avec certains. Non, la vie n'est pas un long fleuve tranquille.  Rapidement ma cage thoracique s'ouvre, s'aère, respire pleinement. Je suis libre, libre, libre, et j'apprends à pardonner, à écraser ma rancune.

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...ANGES...

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...Pardon, je n'avais pas compris...

Place aux vacances. Je dis au revoir à mes petites étoiles, qui auront appris durant cette année de changement, de transition à m'apprivoiser. J'avais peur, peur d'eux, de leurs grandes différences. Je ne trouvais pas la passerelle me permettant de les rejoindre dans leur univers. Je n'avais pas compris que je n'avais pas besoin de courir après ce pont. Un simple lâcher prise, oui un simple lâcher prise, permet l'approche, et la rencontre. Quel voyage singulier à leurs côtés. Petits être si étranges et si vivants!.

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...Souffle de vie...

Temps des retrouvailles avec des amis, des êtres chers. Embrassades, proximité, confidences, amour, partage, encore et encore, j'en redemande. Vient le temps du voyage, Barcelone. Ah! Barcelone. Quelle ville merveilleuse. Que d'explorations, que de moments d'émotions, des photos en tout sens. Clic, clac, je ne quitte pas mon Pierrot, que j'aime de plus en plus,. Ce dernier est propice à de nombreux plaisirs solitaire. De la vie, de la couleur, de la saveur, du brassage, du cosmopolite. Du bonheur. Du pur bonheur. Moi si peureuse jusque lors je me dis qu'enfin je suis prête à partir, à voler, m'envoler. Ici rien ne me retient, alors pourquoi ne pas envisager de poursuivre vers un ailleurs. Pas recommencer, mais tout simplement  continuer l'histoire de ma vie. Ne pas fuir, nier, non, juste cheminer. Merci à toi Barcelone! Tu m'as rendue grande, plus femme encore...

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...Amour...TOUJOURS...

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...OUI exactement!...

Été culturel, été instructif, été d'ouverture, du spectacle, du vivant, des lectures. Ce n'est pas pour autant que j'écris davantage (ouh la de ce coté la c'est plutôt loose land!), mais je me nourris intellectuellement, et putain c'est bon, que j'aime ça. Je me fais confiance, un truc de fou. Je deviens même téméraire en imprimant certains textes afin de transmettre. Jamais auparavant je n'aurai seulement émis l'hypothèse, me ressentant bien trop petite, face à certains génies. Évidemment, pas de réponse. Mais l'important n'est pas là. Sincèrement. L'important est de tendre la tête et regarder le ciel!. Et j'ai un fort penchant pour l'utopie. Mauve et son purpleland.....

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...Lui, et d'autres, mais lui...

Déjà le mois d'août, avec aussi beaucoup de mise en attentes. Trop. Beaucoup de solitude. Moi, comme seule compagne. Beaucoup de désillusions, et de mise au point. J'additionne mes addictions.  Peur, pleurs, boule au ventre, cimentée, béton à mes pieds. J'ai encore, encore beaucoup à apprendre. Je confirme ce que je pense. Je peux aujourd'hui partir, et vivre, loin, seule. J'en ai la force. Je suis libre, je le peux!

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...Arc-en-ciel...

Qu'il est doux en cette fin d'été repartir en voyage. Qu'il est doux pour mon coeur de renouer avec la famille de TOI. après ces années de silence et de manque. Que mon coeur est sensible à ces émouvantes retrouvailles. Qu'il est doux ressentir la paix, et enfin comprendre que la guerre est finie. Relations plus saines, plus vraies. Retour à la simplicité de la vie. S'attendrir de cela, et encore constater, que le "jamais" est un pur imbécile!. Que tous nos petits riens mis bout à bout forme de grand tout.

Je revis encore cette année, ma mission "d''extra" à l'Université d'été du NPA. Non pas en tant qu'engagée politique,  simplement en tant que serveuse de bar. Mais je reconnais que j'aime l'adrénaline provoquée en ces instances. Ce travail me plaît, l'aspect relationnel y est intense. L'autre procure une richesse intérieure extraordinaire. L'autre rend fort et renforce. Grâce à lui on tend à devenir meilleur. J'ai cette année encore, rencontré des personnes au grand coeur, généreuses. Oui, des êtres riches de valeurs. Des individus qui m'auront sans le savoir amené tant et tant. J'aime de plus en plus ce Nulle Part Ailleurs, cette immersion totale hors du temps. Cette autarcie en bord de mer, au soleil du midi.

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...Nulle Part ailleurs...

Fin août, déja. Le temps passe décidément trop vite. Voila j'entends la cloche sonner, c'est l'heure de la rentrée. Je suis heureuse, je retrouve mes étoiles, aussi brillantes et lumineuses. Cette année scolaire à venir promet un avenir intense. Les accompagner main dans la main me met déja la tête pleine de projets à leur soumettre!. De jolies bulles que eux et moi nous creerons en partenariat.

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...Bulles de VIE...

Et puis ce mi-septembre a un cruel effet de flash back très douloureux. TOI tu me rappelles que la vie est fragile, qu'elle ne tient qu'a un fil. Nous revivons ensemble ces instants passés où la peur était dominante dans nos vies, il y a de cela cinq ans, jour pour jour. Peur qui s'immisce à nouveau de manière brutale et insidieuse. Tumeur tu me tues. Je t'en conjure, laisses le en paix.  Tumeur semble m'entendre mais cette sournoise se dépose ailleurs, sur mon quatripède que j'affectionne.... aucun commentaire, je suis pour l'instant en pleine réflexion. Et je reste positive, optimiste.

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...Elle...

Je termine mon été par une note douce et tendre, ou l'amour règne. Un mariage. Bien que ce mot là suffise à me faire courir très vite, j'assiste à ce moment les yeux pleins de poésie. Je demeure émerveillée par ce rassemblement d'amour, par cette grande fête d'union et de communion.

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Dernier jour de ce trimestre, je suis en formation et en pleine évasion.  Je constate encore et encore que j'ai depuis ces deux dernières années réalisé des bonds de géants. Mes bottes de 7 lieux sont très efficaces. Je me mets en forme, me déforme, prends des formes, me réforme, me reforme.

La suite?

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A moi de jouer....

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...Moi et moi, et Pierrot!...

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Fin du voyage dans la Delorean DO-12.

Je rentre au bercail, en terre mauve.... Mission accomplie!

...Merci à tous les acteurs qui ont participé de manière volontaire ou pas à ce film estival. Sans vous, encore une fois je n'en serai pas là aujourd'hui...

BY

...

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Posté par mauve15 à 15:55 - Commentaires [34] - Rétroliens [0]
15 août 2010

"Insomnia" Reine de mes nuits...

J'ouvre les yeux soudainement. Seule. Silence. Obscurité totale. Face à moi des chiffres rouges  sataniques se figent. Quatre chiffres, couleur sang, écarlate comme les flammes de l'enfer. Ces numéros  rient, me narguent, se foutent de moi.

Putain c'est pas possible, je dois mal voir, c'est sûrement une mauvaise blague. 02h50. J'ai pourtant l'impression d'avoir "fait ma nuit". Non, c'est pas possible encore une nuit où je suis dérangée dans  mon mode  parenthèse nocturne. Putain, c'est pas possible encore une nuit où je vais tourner et retourner sur ma couche. Pas de répit, pas de repos repus. Oui, encore une nuit, où ma machine turbine tant et tant qu'elle me ranime et m'anime pour me ramener dans cette réalité, ma réalité. Pourrait pas me foutre la paix huit heures d'affilée? C'est trop te demander, toi là-haut, et oh! tu m'entends machine infernale?!!!. Si seulement on pouvait te débrancher éphémèrement ça pourrait sacrément me dépanner. Une mise en veille pour un redémarrage tout en douceur....

Je reste allongée, je me ronge les ongles jusqu'au sang, je me ronge les sens. Je m'agace, je trépigne, j'énerve mon corps, tendu et crispé. Je ne reste pas en place. Je me lève? je lis? j'allume la lumière?. Quelle perte de temps. Que de questions idiotes et existentielles. Marre, marre, marre, trop longtemps que ça dure. Je veux dormir, je veux juste dormir moi. Je songe à me décapiter, ainsi mon autre devrait capituler. Et là enfin, je clamerai: "victoire de moi surmoi!".

Les chiffres menaçants cèdent la place à d'autres, le sablier du temps s'écoule. Moi, j'en suis au moins à cent dix mille moutons qui broutent tout mon espace vital. Y'a quoi après cent dix mille?. Merde, j'en sais foutrement plus rien  Je veux repartir  là-bas au pays de l'ailleurs nocturne. Dodo Mauve, Dodo, tu auras pleins de gâteaux, et de jolis cadeaux. Maman viendra tout près te dorloter, papa ne partira pas.

C'est quoi maintenant ce truc qui gémit à côté de moi? Je vais pas y arriver là. Je suis légèrement en train de tuer le peu de raison qui me reste à cette heure ci. Ce bruit incessant qui se fait plus fort, plus saisissant. Putain ça y est je reconnais ces sons, c'est mon téléphone qui entonne une berceuse pas faite pour m'endormir. Qui peut m'appeler à 04h10? Le pire s'empare de moi. Je déteste cela. Numéro inconnu. Touche verte. Ma voix résonne dans la nuit pour rompre le silence:

-"Allô?

-Mauve?

-Oui...

-C'est le sommeil qui t'appelle...

-Putain de merde, qui c'est l'abruti qui me téléphone en pleine nuit pour me faire ce genre de plaisanterie bien pourrie?"

Je rêve éveillée ma parole. Ma nuit blanche est en train de tourner au cauchemar. C'est du grand n'importe quoi. C'est peut être une hallucination? Un pur délire?, un fantasme? Ou mieux. Je dors et je suis simplement en train de  rêver que je ne dors pas... Oh là, stop, ça se complique....La voix m'interrompt dans mon scénario démoniaque digne du dernier Stephen King.

-"Mauve, ce n'est pas une blague, je suis le sommeil, je viens te happer, t'enlever, t'enlacer, te faire rêver. Qui d'autre à part moi pourrait savoir que tu enchaînes depuis trop longtemps ces crises d'insomnies?

-...

-Mauve?

-C'est toi Igor?

-Non Igor n'a rien à voir dans cet appel. Rien. Je suis vraiment le sommeil. Laisses toi partir, tu verras c'est si bon. Tu pourras t'évader aux pays des songes en toute liberté. Je vais te présenter ma bonne amie, mon âme soeur. Elle se prénomme Morphée. Elle est belle, tendre, maternelle. Fais lui confiance elle te guidera dans un univers où il fait doux tomber. Il suffit juste de lui donner la main qu'elle tend vers toi.  Tu voleras alors légère et tranquille...."

J'écoute le sommeil qui me parle à l'autre bout du combiné. Ma respiration s'allège, mes membres se détendent.  De bois je passe à mousse. Je me décide à écouter. Et puis merde, cesser d'être dans la quête absolue de réponses à tous mes "pourquoi". Accepter en me disant que décidément ma vie est peuplée d'aventures extraordinaires. Je croise Ô fil du temps des êtres surnaturels et formidablement merveilleux. Mon existence est  fabuleusement fabuleuse.  Tic tac, je m'éloigne du rouge de l'enfer. Je n'écoute plus que le sommeil qui chantonne à mon oreille:

-"Mauve, Morphée a un compagnon. C'est le marchand de sable. Il est très doué. Il peut te faire partir très vite grâce à ses pouvoirs. Il est une sorte de magicien hypnotiseur. Si tu joues le jeu, tu dois là en l'instant où je te parle  avoir les yeux qui s'alourdissent, qui piquent, et ton corps se fait plume. Le marchand de sable opère sur toi. Peu à peu tu pars, tu nous retrouves. Tu m'entends?

-Hmm...

-C'est bien, Mauve, très bien... Plus tard au cours de ton voyage qui te mènes à moi, tu vas rencontrer Nicolas et Pimprenelle. Ils sont des canaux qui régulent ta bonne traversée entre rêve et réalité. Des canaux qui aident à veiller sur le bon déroulement de ton repos. Tu vas également croiser le gardien du temple. C'est Nounours, grand, fort, protecteur. Près de lui tu n'as rien à craindre. Il est là pour toi, nous sommes là pour toi. Sois rassurée Mauve, tu vas me redécouvrir pour largement apprécier ces moments d'accalmies de plusieurs heures....On y va?...

Sa voix se fait lointaine, j'entends un écho, mon coeur est plus régulier. Le sommeil me dit qu'il va compter jusque trois.. Décollage imminent. Un, deux....

Je suis partie, bonne nuit....

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"La nuit quand on ne dort pas, les soucis se se multiplient, ils enflent, s'amplifient, à mesure que l'heure avance les lendemains s'obscurcissent, le pire rejoint l'évidence, plus rien ne paraît possible. L'insomnie est la farce sombre de l'imagination. Je connais ces heures noires et secrètes. Au matin on se réveille engourdi, les scénarios catastrophes sont devenus extravagants, la journée effacera leur souvenir, on se lève, on se lave et on se dit qu'on va y arriver. Mais parfois la nuit annonce la couleur, parfois la nuit annonce la seule vérité: le temps passe et les choses ne seront plus jamais ce qu'elles ont été"

D.LE VIGAN

"No et moi"

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Posté par mauve15 à 13:54 - Commentaires [29] - Rétroliens [0]