Comme souvent il m’arrive, j’étais, et ce depuis quelques semaines (mois?) en panne de carburant. Certes de l’imagination, de l'inspiration, mais rien ne passait du cerveau à la plume (au clavier). Ce qui provoque pour celui qui se «nourrit» d’écriture un vrai tourment. Il a fallu un 7. Un simple chiffre, mais pas anodin. «7 mois» pour la personne qui se reconnaîtra. Ce 7 et quelques annotations sur FB. Manière personnelle de laisser un signe, un message «codé». Les amis de la communuté, se sont appropriés ce «7», en déposant commentaires, idées. A eux tous ils ont permis la naissance de cette fabulette, sortie bien loin de mon labyrinthe interne.

Je remercie donc (par ordre d’apparition sur FB) pour une contribution gratuite, innocente et généreuse: Laurent mon amoureux, Vanessa ma petite cousine que j’aime tant, Nathalie ma douce Ô, Cathy mon souvenir d’enfance et Gabriel son compagnon, Caroline ma nièce chérie pour qui j‘ai témoigné, Cécile/Lulu, mon amie de galère, et pas que! Emmanuelle ma « petite sœur », Isa ma mutine et tendre radieuse St Andréenne. Laurette mon amie, ma jolie blonde au cœur généreux. Un merci également à -papa- pour son explication de VIBUJOR. Je terminerai par remercier Richard, mon fidèle ami, pour sa lecture et ses corrections. Quel casting!

Ce billet sera également celui qui fera découvrir (ou pas) ma «Planète Mauve» que je nourris épisodiquement depuis maintenant trois ans (whaou) et qui demeure «ma petite fierté», mon secret bien gardé jusqu’à aujourd’hui. Planète imaginaire parsemée de mes mots, de mes maux. Mais la décision est prise! Mauve s’extirpe de sa coquille. Elle s’assume face au monde, enfin plutôt «face au book».

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Le conte commence de cette manière: C’est l’histoire fabuleuse, merveilleuse et extraordinaire de 7 nains. 7 frères et sœurs unis par une histoire commune. 7 nains, 7 couleurs, celles de l’arc en ciel. Patronyme: VIBUJOR. Famille haute en nuances. Prénoms: Violet, Indigo, Bleu, Vert (Uert), Jaune, Orange, Rouge.

La fratrie décide d’aller parcourir le monde. Leur motivation est simple: une éducation parentale trop rigide avec des principes archaïques. Toujours des silences aux questions posées, ou bien des explications qui ne veulent rien dire pour eux. «Parce que», «C’est comme ça» et autres ritournelles bien lancinantes. Les parents préviennent toujours: «Attention les enfants aux 7 pêchés capitaux». Mais que sont ces 7 péchés capitaux dont ils parlent?. Ils le découvriront au gré des expériences. Pour ceux ou celles qui auraient la mémoire qui flanche: gourmandise, luxure, avarice, orgueil, paresse, envie, colère sont ces fameux péchés capitaux.

Nos 7 petits personnages en ont plus qu’assez d’être cantonnés à une vie en miniature. Ils veulent du grand, du large, du démesuré. Ils veulent aller loin, hors de leur contrée si confinée, à l’étroit de tout. A l’étroit du monde qui appelle, crie, clame, scande la vie!. Scande la vie…. Ils se concertent, analysent, hésitent, mais pas trop. Inutile de 7 ans de réflexion pour être fixés sur la décision à prendre. Ils partent tous les sept. Direction: l’ailleurs! L’ailleurs est forcément plus palpitant et excitant. Ô terres inconnues nous voilà! Ils ont la certitude d’un avenir exceptionnel regorgeant de magie, de rencontres, d’inespérés.

Notre «communauté» de 7 nains est certes dans une ère parallèle, mais à la même enseigne que nous à l‘heure actuelle: -coupe du monde de rugby-. Comme toutes les équipes ont un hymne, eux se décident pour un qui sera le leurs… Cela donne:

 «Ah, ah ah! La vie c’est comme du chocolat

Du chocolat c’est comme ça la vie.

 La vie c’est comme d’la vache qui rit

 La vache qui rit c’est comme ça la vie.

 Ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah….»

Cet extrait n’est pas de moi, mais de -Monsieur ARTHUR H- à qui j’emprunte ces quelques lignes de son morceau «Les trois petits nains» . A écouter sans aucune modération…

Sept, six, cinq, quatre, trois, deux, un…. «Un pour 7 et 7 pour un». Ils superposent leurs mains et d’un même élan, à l’unisson nous n’entendons plus qu’un «SEVEN» résonner. Ils laissent une longue lettre explicative aux parents, finissent par de doux mots d’amour, et promettent de revenir un jour lorsque réponses ils auront. Ils donneront des nouvelles régulièrement, aucune inquiétude, c'est promis!.

 …Ils laissent un hier pour un demain haut en couleurs…

 «MOULT Y COLOR»

Ca y est! Ils sont partis pour un voyage fantastique. La route sera périlleuse, ils le savent, mais ce périple engendrera surprises et nouveautés, dans leurs vies si monotones jusqu’alors. Ils ont tout prévu pour marcher, marcher, marcher. Victuailles (A manger, à boire, Ô âmes et corps repus….), armes (oui, enfin quelques lance-pierre quoi!), distractions (pinceaux, cartes, craies, fléchettes, livres…), ainsi que l’argent qu’ils ont mis de côté tout au long de leurs jeunes années adolescentes. Ils n’ont pas peur. Ils sont «ensemble, c’est tout».

Après 7 jours de procession à travers bois, ils rencontrent un jeune Elfe. Un, ou peut être devrions nous dire une. Elfe divine, magique prénommée Mauri7. Cette entité a le corps élancé, la voix suave, le charme qui opère, notamment sur Bleu notre grand (euphémisme) sentimental. Bleu est totalement envoûté par cette jeune créature aux longs cheveux ébènes, aux yeux de jais, aux jambes interminables. Elle offre pour la nuit gîte et couvert, sans rien demander en retour….

Sans rien demander en retour.? Il est sans compter la douzaine d’heures de plaisir que s’apprêtent à partager Bleu et La créature… Ô luxure, Ô plaisirs charnels… Bleu n’est pas prêt d’oublier cette personne prénommée Mauri7….Maintenant qu’il a goûté aux délices sexuels comment pourra t-il faire sans?…. C’est difficile de la quitter, ou bien de ne pas pouvoir l’amener. Mais les VIBUJOR se doivent de poursuivre le voyage et Mauri7 n‘en fait pas partie. La seule note de cette aventure à retenir est que Bleu sait aujourd’hui ce que signifie «monter au 7 e ciel». Luxure. Plus que 6!.

Si Bleu est encore émoustillé par cette nuit chaude et palpitante, nos 7 mercenaires décident de poursuivre leurs trajectoires. Conquête de la terre! Initiative franchement excitante. Ils étaient 7 à la maison, ils sont aujourd’hui 7 sur les chemins. Envers et contre tous, liés par les liens infaillibles du sang.

Jour après jour ils vagabondent. Un matin, ils se retrouvent face à la mer. Une côte de «Granit Rose» est offerte à leurs yeux, à leurs cœurs. Roches, mer, verdure, immensité: un festival d‘émotions. Synonyme pour eux de Liberté!. Ils veulent en profiter au maximum. Ils posent leurs baluchons dans cet endroit propice à l’évasion. Ils jouent aux fléchettes, dessinent, boivent et rient de leurs insouciances, loin de leur patrie, de la terre familiale… Ils font temporairement l’impasse sur les doutes, les peurs, les questions… La nuit est clémente et très arrosée. Rires, chants, danses. Il s’endorment pleins de rêves et pour certains avec un mal de tête.

Au matin Orange notre pulpeuse rousse se réveille légèrement embrumée par les effluves alcoolisées de la veille. Face à elle un arbre à suc7. Si elle est encore un peu saoule, elle ne délire pas. Un arbre dont jusque là elle ignorait l’existence. Même dans ses rêves les plus fous, cela relevait de l’utopie. L’arbre se dresse face à elle, majestueux. De longues branches, des feuilles bien vertes, et au bout, qui ne demandent qu’a être cueillies, des suc7. De toutes les couleurs, aux formes multiples d‘intonation: virgule, point d‘exclamation, d‘interrogation, point virgule…

Ses yeux sont écarquillés, ses papilles actives. A elle la saveur sucrée et douce en sa bouche. Avaler le nectar qui ondulera en sa gorge…. Elle oublie sa fébrilité et se jette affamée sur cet arbre aux offrandes multiples. Elle mange, encore et encore. Le sucre lui coule au coin des lèvres, son plaisir se fait dense. Que de goûts, que de délectation. L’excès de sucre lui brûle la gorge, mais Orange ne se veut pas rassasiée. Elle ramasse, amasse en ses poches, vite et avide. Elle se veut gourmande, en recueille encore plus. Faire des réserves pour les jours de carences, penser à demain et à ceux qui suivent. Comme une Orange, mécanique elle entasse dans ses chairs, à se faire exploser le ventre déjà fort rebondi. Elle lèche, suce, déglutit en éprouvant des sensations extrêmes. Au bout d’un temps infini, elle se crispe de plaisir et se couche au pied de l’arbre de la jouissance. Elle repart en Morphée, repue d’extase. Gourmandise. Plus que 5!

Combien de secondes, de minutes, d’heures se sont écoulées… La voilà réveillée en sursaut, un peu trop brutalement à sont goût. La gorge racle beaucoup. L’écœurement est prégnant. Excédent de sucre ingurgité. Ses yeux ne sont plus mirés devant des suc7, mais devant 7 samouraïs sortis de nulle part, visiblement contrariés. 14 yeux fixés sur elle. A priori ils ne sont pas disposés ni à se gaver de suc7, ni à lui conter fleurette. Changement de décor, ce fait ne la ravit pas vraiment.

Hésite dans sa réaction : feindre la statue immobile, ou crier. Elle crie! Premier réflexe. Quel réflexe! Non plus des cris mais de tonitruants hurlements. Jaune, son frère aîné surgit de nulle part. Tel un Kill Bill sans basket, ni combinaison, ni moto, il attaque ces 7 samouraïs. Jaune est empli de colère face à qui s’en prendrait à sa cadette. Il est en l’instant guerrier sans peur, ni reproche! A lui bataille féroce avec hargne et pugnacité. Il saute, frappe, empoigne, étrangle, virevolte, jusqu’au dernier qu’il atteint et éteint avec beaucoup de violence qu‘il a du mal à contrôler. A lui seul vaillant petit homme il a anéanti 7 hommes réputés et légendaires.7/7 Il ne pouvait mieux. Le voilà auréolé de victoire de la part de sa fratrie qui voit en Jaune un héros; LE héros de la famille, celui ayant exterminé ces 7 samouraïs!. On ne saura jamais ce que voulait ces hommes! Peut-être juste demander leur route... Colère. Plus que 4!

La mésaventure dit qu’il faut s’en aller rapidement, avant que d‘autres individus sûrement mal intentionnés ne surgissent. Ne plus s’arrêter devant des arbres à suc7 et tenter de rester grouper afin d’éviter un maximum de danger. Voilà les recommandions unanimes. Plus de peur que de mal (enfin le bilan est néanmoins de 7 morts), ils poursuivent cette expérience inédite. Ils sillonnent, parcourent, naviguent, voguent en de terres inconnues et lointaines…

Ils voyagent à travers la planète, et découvrent les 7 merveilles du monde: du Machu Picchu au Pérou, en passant par la Grande Muraille de Chine, ou se freinant au Colisée de Rome, ils explorent la gigantesque terre. 7 tentant d’en savoir plus, d’apprendre, de se cultiver, de se nourrir de richesses, d’autres cultures, d’innover, d’expérimenter. Ils se demandent même s’il ne vont pas séjourner 7 ans au Tibet?. Ils escomptent rencontrer blanche neige au sommet et s’assurer qu’éternelle elle est.

Mais au bout d’un temps indéfini, la paresse oblige Indigo a stopper les troupes. Ils sont fougueux, volontaires et actifs, mais elle sature. Voilà quelques temps qu’ils ont quittés leur terre. Indigo n’a qu’un vœu, elle souhaite errer, flâner, se reposer, se promener, «halter» ! Elle veut revêtir ses chau7 pour de longues périgrinations. Elle menace ses pairs: ou ils acceptent de se poser, ou ils repartent sans elle… C’est un ultimatum! 7 à prendre ou à laisser. La réponse ne se fait pas attendre:

«Ah, ah ah! La vie c’est comme du chocolat

Du chocolat c’est comme ça la vie.

 La vie c’est comme d’la vache qui rit

 La vache qui rit c’est comme ça la vie.

 Ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah….»

Ils resteront tous unis, quoi qu’il advienne!. Escale pour un temps indéfini à Rio de Janeîro près de la Statue du Christ Rédempteur. Place à l’oisiveté et farniente dans cette ville qui leur ressemble. Haute en couleurs, en saveurs, en différences…Dans ses chau7, Indigo jubile. Sieste et paresse s’empare d’elle. C’est du 7 ème art: l’art de ne rien faire!. Paresse. Plus que 3!

Dans cette ville folle, Rouge la demoiselle, a le sang qui bout et frémit à chaque instant. Rouge est chaude, vive, langoureuse, animale. Elle est de petite taille et belle, furieusement belle. Elle le sait, en joue, en use, et abuse. Son étrangeté physique attire l’autre, hommes et femmes confondus. Ses yeux sont incandescents, ses lèvres pulpeuses, sa crinière sauvage, son tempérament de braise. Elle sait se mettre en évidence. Se pare, se mire, et à Rio cela va crescendo!. Elle fréquente les milieux nocturnes et la jette7 de la ville. Elle allume, attise la flamme, elle joue, met de l’huile sur le feu, se consume de part et d’autres. Elle se trouve toujours plus flamboyante, rayonnante. D’ailleurs face à son miroir celui qu’elle nomme «mon meilleur ami», Rouge ne cesse de répéter tel un gimmick «7 toi la meilleur, 7 toi la meilleure».

Un soir, elle rencontre Raùl, artiste peintre. Raùl est immédiatement sous le charme de Rouge. On peut même dire qu’il est amoureux d’elle. La foudre s'est abbatue sur lui. Rouge? Elle souffle sur les braises, s’amuse, provoque et ne prête guère attention à lui, mis à part pour quelques heures de plaisir. Elle se veut libre et outrageusement fière. Il lui déclare sa flamme, lui prouve son amour, la supplie même. Rouge ne voit personne, mis à part elle! Jusqu’au jour où par le plus grand des hasards (ou pas) il rencontre Paola sur un marché de Rio. Elle devient Ô fil du temps sa nouvelle égérie. L’histoire? L’homme a pleuré, attendu, accepté, patienté, il s ‘est lassé et il a rencontré une jeune femme discrète, aimante, fidèle, certes banale, mais là, présente.

Un nouvel amour est né doucement mais sûrement. Le feu animé pour Rouge s’est lentement éteint. Rouge, quant à elle, s’est rendue compte trop tard de son erreur. Être passée à coté de celui qu’elle aimait. A Rio, Rouge s’est perdue dans son orgueil la laissant seule, au milieu d’un tas de cendres. Beauté physique n’est qu’éphémère… Jeu 7 et match. Orgueil. Plus que 2!

Rouge est terne, elle a perdu de sa couleur. Elle est en phase dépressive et sur décision active du conseil de famille, la fratrie délibère pour un exil hors de cette ville néfaste à leur sœur. Motivation des troupes, ils quittent Rio pour d’inédits territoires. Peu importe où, l’essentiel étant que Rouge se ranime.

«Ah, ah ah! La vie c’est comme du chocolat

Du chocolat c’est comme ça la vie.

 La vie c’est comme d’la vache qui rit

 La vache qui rit c’est comme ça la vie.

 Ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah….»

«Ensemble c’est tout». Là est le meilleur remède face aux douleurs que Dame Vie impose. Ils retrouvent dans leur unicité force et courage. De péripéties en péripéties ils nourrissent leur histoires de souvenirs impérissables. La belle vie, juste la belle vie.

Une journée d’été. Un village avec beaucoup d’animation, de festivités. Les frères et sœurs errent avec légèreté dans les ruelles ensoleillées. Sur la place du village, une tente. Une pancarte annonce «Les 7 boules de cristal ne mentent pas». Violet est intrigué, curieux. Il désire en savoir plus sur ces soit-disant boules magiques. Il délaisse un instant la famille et rentre dans cet espace inconnu. Il est face à une vieille personne attablée. Autour d’elle 7 boules de cristal. Jaillissent d’elles des lumières vives et colorées. Ses yeux sont subjugués par une en particulier. La plus petite, pour lui la plus brillante. Attiré indéniablement par elle comme par un aimant. Il ne peut expliquer cette fascination. Dès lors un désir puissant saisit Violet: posséder cette boule. D’ailleurs à cette idée, un nœud d’angoisse se forme au creux de son ventre. Il ne connaît pas ce sentiment d’envie. Il n’écoute même plus l’âgée qui explique comment elle peut lire l’avenir au travers de ces boules. Il refuse sa proposition de décrypter son demain, se retourne, sort de la tente afin de rejoindre les autres.

Ils baladent encore toute l’après midi, mais Violet n’est plus avec eux. Il ne pense qu’a cette sphère qu’il désire plus que le reste. Il a la tentation de se l’approprier. L’avoir pour lui, près de lui. Un butin sacré!. Il a honte de sa préméditation: il va voler l’objet convoité. Au moment de se restaurer, Violet prétend un mal d’estomac (pas tout à fait erroné le mensonge). Il dit qu’il préfère rentrer se reposer. Les VIBUJOR ne sont pas soupçonneux. Jaune se propose de le raccompagner, Violet refuse assurant que tout va bien. Ils se rejoindront après le repas.

Violet tel un automate veille à ce que sa famille ne soit plus dans son champ de vision, et court haletant jusqu’à la tente. Derrière un arbre il en fixe l’ouverture. Ses yeux brûlent tant il est concentré. Son cœur bat la chamade. La vieille finit par sortir de son antre. Elle fait quelques pas et s’entretient avec un forain. Elle n’est plus face au chapiteau. C’est le moment ou jamais. Discrètement il s’achemine vers la toile. Il y est enfin. Il s’approche du globe. Ses mains touchent, caressent, s’empare. Il soulève la boule de son socle lorsqu’il entend la voix dans son dos «Jeune homme, jeu de nains, jeux de vilains»… Surpris il lâche la boule qui se brise en mille morceaux sur le sol terreux.

Il se retourne, ses yeux dans ceux de l’ancêtre. Il ne sait comment réagir tant il est pris de culpabilité, de remords face à ce geste inexcusable. Il transpire, et semble être au bord du malaise. Il balbutie en bégayant quelques mots. Aucun ne trouvent justesse, tant Violet est englouti par la vergogne. Elle finit par parler après un long silence. «Tu risques jeune homme 7 ans de malheur, pour avoir voulu désolidariser les 7 boules. Je ne puis te garantir si le sort s’acharnera sur toi ou pas. Tu devras vivre ton existence avec ce sentiment de peur. Que cette expérience te serve de leçon, et sache qu’il ne sert à rien d’envier les biens d‘autrui. Se contenter de ce que l’on possède. File maintenant et retrouve ta famille». Violet murmure un mot, un seul: pardon, et s’enfuit. Envie. Plus qu’1!

Cette fâcheuse mésaventure, Violet ne peut la garder en lui. Besoin de l’amour de ses proches, il assume sa responsabilité en dévoilant ce qui pèse trop en son petit cœur largement sensible. Il ne sera pas jugé pour ses faits. Les questions fusent, l’incompréhension s’explique, mais au final que d’amour. Les autres oublieront. Violet restera toute sa vie avec cette honte. De même que la peur qui se fait présente à chaque fois qu’il arrive malheur autour de lui. «Et si c’était sa faute?».

Les saisons courent a un rythme effréné. Il faut se rendre à l’évidence, l’argent dans la «K7» finit par s’amenuiser. Cette «K7» a été remplie par tous les 7. Leurs fastidieuses économies. Un soir Jaune l’aîné propose un conseil de famille. Il expose le problème : l’argent va très rapidement se faire rare. Bientôt il sera nécessaire de pallier aux manques. Cependant quelque chose le questionne. Il était pourtant persuadé qu’ils avaient en leurs possessions bien plus d’argent. Il est comptable de métier et le chiffre cela le connaît. Conclusion: il en manque!… Un ou une parmi eux oublierait de préciser des faits importants? Silence. D’ordinaire les VIBUJOR ne sont pas soupçonneux, mais depuis «l’incident Violet» le doute subsiste.

Dans l’histoire ce qu’il faut savoir c’est que Vert est un être exquis, mais qu’il a un gros défaut: l’avarice. L’argent manquant c’est sa part. Jaune sur le constat a entièrement raison. Vert l’a retiré de la «K7» quelques semaines après leur départ de la maison. Il garde les billets enroulottés précieusement sur lui. Non pas qu’il veuille garder cet argent pour lui, mais voilà sa vérité: cet argent pourrait servir en cas de besoin. En dernier recours. Surtout être vigilant et ne pas trop en dépenser. Il éprouve des difficultés a avouer son pêché. Il attendra quelques temps laissant les autres dans le questionnement. Quand plus d’argent l’on trouve dans la malette, Vert finit par restituer sa part. 7 injuste de laisser sa famille dans l’embarras. Il aura droit à moqueries pour certains, bouderies pour d’autres, colère et leçon de morale de Jaune, mais ils pardonneront à Vert, gentiment prénommé dès lors «pique sous». Ce qui n’est pas de son goût mais qu’il accepte. Avarice. C’est fini!

Les années ont passé. Les VIBUJOR adolescents sont devenus adultes. Ils sont partis depuis 7 ans de leur village. 7 ans qu’il ont laissé les parents, amis, ainsi que quelques responsabilités (étude et travail par exemple). Ils ont beaucoup vu, appris. Beaucoup d’albums photos en leurs cœurs, en leurs têtes. Une richesse d’esprit acquise grâce aux rencontres en tous genres. Aux difficultés, aux bonheurs. A l’union qui est leur force majeure à eux les VIBUJOR. Ils ont aujourd’hui avec davantage de recul et de maturité la réponse à cette question «Que sont les 7 pêchés capitaux?». Ils peuvent rentrer au bercail retrouver un vie plus simple, mais «ensemble c’est tout».

«Ah, ah ah! La vie c’est comme du chocolat

Du chocolat c’est comme ça la vie.

 La vie c’est comme d’la vache qui rit

 La vache qui rit c’est comme ça la vie.

 Ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah….»

L’histoire ne dit pas si Bleu aimera toujours le sexe, si Orange sera toujours aussi gourmande, si Jaune se laissera sans cesse envahir par la colère, si Violet aura compris la leçon quant à l’envie, si Vert sera en vieillissant encore plus avare, si Rouge regardera autre qu’elle, et si Indigo se noiera dans la paresse… Non cela l’histoire ne le dit pas. Mais vous là, oui vous qui lisez, quel est votre péché capital?

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FIN