planète mauve

tout et son contraire......

29 juin 2009

Série Tag n°I

Le silence chez moi n'est pas en règle générale révélateur de dinguerie hilarante. Cela peut signifier souvent (oui car dès fois je suis occupée tout simplement) que je suis aux "abonnés absents" repliée au fin fond de moi. Dans ma bulle autistique. Alors pour refaire surface et ne pas abandonner mon ami "Monsieur Blog" je me prête au jeu des tags. Moi j'aime les tags! Oui bizarre, quand je sais que cela saoule beaucoup de bloggueurs(euses). "Pfft encore un tag" j'entends souffler de ma Planète Mauve. Ben moi cela m'amuse. Surtout quand je peux le personnaliser à ma guise. Alors c'est parti en voici un que MOANA: http://moanacreations.canalblog.com/  m'a proposé. Je l'ai trouvé hyper approprié, car je voulais parler de ce sujet là, à ma sauce Mauve:

"Qu'est-ce que j'aime?"

Est-ce que tu M Miss Mauve?

OUI j'aime

"Alors nous irons vivre libre
Dans un pays sauvage
Et nos armes seront
L'amour et le courage !
Mon ami, n'aies pas peur,
Je saurai te défendre
Et d'un bon coup de botte
Sur les serpents à sonnette"

*******************

"L'amoureux"

J'aime les idiots
les chapeaux
les boxeurs
la chaleur

les voitures
les Arthur
les grandes femmes
les aéroports

J'aime tes couleurs
ta pâleur
les matins de brume
le soleil et la lune

le verglas
les iris
les autoroutes

...

Mais qu'est-ce que tu veux que ça me foute?

Arthur H

Ainsi termine la chanson. Je remercie MOANA de m'avoir taggué au travers la toile. L'objectif n'était pas pour moi ici et maintenant de parler là de ce que j'aime. Car après tout l'on peut bien se ficher que j'aime les sandwichs d'autoroute, me faire tripoter les pieds, me rouler dans le sable, me ronger les ongles.... Oui je confirme, aucun intérêt! Non, ce que j'aime, je pense qu'Ô fil du temps cela se perçoit et se ressent au travers ma bulle, mon monde, sur ma Planète. Ce que j'aime me prendrait trop de temps et d'espace pour tout consigner et ne rien omettre. Cela pourrait aussi paraître bien ennuyeux, et il convient de conserver une part de mystère entre manie et folie, tic et tac, ou plutôt toc qui "arc en cielle" ma vie. Je suis une amoureuse, une âme coureuse, et bien curieuse. J'aime le détail, jouir de mes sens, le futile et dérisoire, l'important et le banal. Le tout et le rien, le petit et le grand. Je suis une amoureuse, une croqueuse qui se délecte de millions de petites lumières qui animent l'existence que je mène. Je suis et resterai une "amoureuse qui aime", parfois tellement que -AIE-, cela est douloureux. Mais Miss mauve M... Et c'est bien là l'essence même de sa vie.

*******************

Monsieur H,

je vous ai vu pour la première fois samedi soir sur scène et je vous ai aussitôt aimé tant l'énergie dégagée percutait l'atmosphère. J'apprenais depuis quelques temps à vous découvrir au travers vos paroles et musiques. Samedi je l'admets je suis tombée sur et sous votre charme. Un charisme, une voix, un talent, une présence, et un regard. Un tout dans son entier, que l'on ne peut écrémer. Et quel regard!. Oui, j'ai su qu'entre nous c'était une évidence lorsque nous nous sommes croisés, effleurés et frôlés dans ce long couloir aux lumières si impersonnelles. Vous à l'aise dans vos adidas, moi timide dans mes converses. Nos yeux se sont rencontrés, fixés et dévisagés. J'ai su que notre union était scellée. J'ai ressenti que l'amour s'emparait de nous et faisait chavirer notre être. Cela m'a été confirmé à la deuxième reprise quand à nouveau les yeux se sont cherchés sur cette terrasse ombragée, chaude, au reflets étoilés. Il n'y a pas de hasard Monsieur H. A bien regarder votre pochette de l'album "adieu tristesse". Les ailes, les étoiles. Ce sont des messages, des annonces, des révélations. Et puis aussi il y a cette chanson inconsciemment écrite pour moi "adieu tristesse". Je sais que vous me recherchiez, me rechercherez. Je serai votre Cendrillon, une Cendrillon chassant sa tristesse et qui aimera celui que vous êtes. Oui comme vous le dites si bien "la vie est belle".  M aime H. Et encore un signe: -MH-

*******************

Je t'ai croisée
Un samedi soir
Et j'ai jeté sur ta silhouette
Une poignée d'épices colorées
Mon but était clair
T'envoûter
Tout en restant
Libre-moi et libre-toi
Car le roi de l'amour
N'a plus besoin d'esclaves.

Adieu, adieu la nuit
Adieu tristesse, adieu les larmes
Je ne suis plus celui
Que tu as connu, plus le même
Ô bel enfant
Qui a tant pleuré
Adieu tout est fini
Adieu les larmes, adieu la nuit.

Et le soleil de minuit a brillé pour nous
Jusqu’à l’arrivée du jour
Alors nous nous sommes séparés
Comme déjà saturés des délices du futur
Et j’ai marché seul
Guidé par ton ombre
J’ai traversé la ville déserte
Encore étincelante
Du voyage des rêveurs

Je t’ai croisé un samedi soir
Et déjà j’aimais l’odeur de ton rire
Et le soleil de minuit a brillé pour nous
Jusqu’à l’arrivée du jour

Adieu
Adieu la nuit
Adieu, Adieu
Adieu, adieu tristesse
Adieu les larmes, adieu la nuit
Adieu
Adieu, adieu
Adieu tout est fini
Adieu les larmes, adieu la nuit
Adieu
Adieu
Adieu la nuit

...

*** A vous tous et toutes étoiles scintillantes, à la vie., A l'amour qui guide nos pas ***

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23 juin 2009

A Cécile

Petit_Prince

"Un ami est celui qui vous laisse l'entière liberté d'être vous-même."

Jim Morrison.

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18 juin 2009

"Lucie décrocheuse d'étoiles"

Je vais vous conter l'histoire fabuleuse d'une petite fille pas comme les autres. Un petit être "or" du commun. Ses parents trois ans auparavant l'avait nommée LUCIE. L'enfant était le fruit de l'amour, elle était ardemment désirée par les siens. Ce prénom choisi par le couple, était si on l'analysait, une évidence, un non-hasard certain. Car voyez vous en y regardant de plus près, dans LUCIE on distinguait ceci:

LU-MIERE CIE-L

Elle possédait un prénom prédestiné, mais celà Lucie ne le savait pas encore à sa naissance. Ses parents n'auraient pu la baptiser différemment, "petite lumière dans le ciel" . Lucie était une fillette pleine de vie et d'amour. Elle possédait un sourire à vous envelopper de douceur. Ses yeux étaient emplis d'expression colorées tels un feu d'artifice estival. De longs cheveux blonds et bouclés encadraient son visage enfantin. Lucie avait du caractère, elle se montrait courageuse et vaillante. La vie ne lui avait pas réservée que de douces surprises, et malgré son jeune âge elle subissait des épreuves qui bouleverserait son existence et son devenir. De ses douleurs et de l'absence, Lucie avait développé une maturité certaine, et son langage était déjà très élaboré. Elle était belle et rieuse, curieuse et enjouée.
Lucie était un être singulier et atypique. Dès que la nuit tombait, elle mettait son existence au service des autres. Elle possédait de merveilleux pouvoirs magiques. Et même si elle n'était haute comme trois pommes, elle avait été mandaté pour remplir des missions.

Une nuit alors qu'elle était encore très très petite, elle avait vécu un rêve étrange, où elle s'était retrouvée conviée à une réunion enchanteresse. C'était sa maman qui présidait l'assemblée. Elle avait de sa voix douce et aimante expliquée à Lucie:

"Tu vas accéder au pouvoir de donner la lumière à ceux qui en manque. Lucie acceptes ce cadeau qui t'es offert. Un jour, lorsque tu seras une belle et grande jeune fille, nous en reparlerons toutes les deux, mais pour l'instant laisses toi porter et amener, tout sera, n'aies aucune crainte naturel et logique. Mais surtout n'en parles pas à personne, ceci est un secret. et n'oublie pas que je t'aime".

Lucie était obéissante mais surtout elle aimait profondément sa maman, ainsi elle garda précieusement ce secret en elle et c'est ainsi que la nuit suivante, sa double vie a débuté. Elle ne savait vraiment expliquer ce qui se passait, mais elle l'acceptait et cela la rendait heureuse.

La nuit Lucie voyageait. Des envolées hors du temps. Lorsque arrivait l'heure du coucher, l'enfant ne faisait aucune histoire, et ne cherchait pas non plus à s'en faire raconter. D'ailleurs les proches disaient d'elle qu'elle était très sage durant ces temps. Et puis bien plus tard quand la nuit était absolue, gagnée par un sommeil profond elle fuguait. Elle s'éclipsait de sa vie pour rejoindre le ciel. Oui, Lucie rejoignait le ciel car cette dernière était "décrocheuse d'étoiles".

Lorsqu'on regarde le ciel parfois surgit dans l'obscurité une vive lumière intense, brève et éphémère. Cette lumière laisse derrière elle une traînée de poudre dorée semblable à de l'or. C'est ce que l'on nomme communément l'étoile filante. En réalité c'est Lucie qui vagabonde hors de sa vie pour grimper jusqu'aux étoiles.

Elle accédait par des pirouettes, voltiges et autres prouesses acrobatiques aux étoiles les plus scintillantes et lumineuses. Une trapéziste, une funambule, une équilibriste, une jongleuse. Lucie errait en l'air dans ses petits pyjamas aux couleurs acidulés. Un contraste détonant dans la nuit parfois hostile. De ses petites mains elle en décrochait précautionneusement une qu'elle posait délicatement dans un écrin doré. L'écrin avait la forme de l'étoile. Les deux s'emboîtaient parfaitement. Cette mission la remplissait de volonté, de force, d'amour. Elle prenait sont rôle très au sérieux, surtout qu'elle savait pertinemment que maman veillait. Une fois l'étoile recueillie, sa nuit n'était pas achevée, et elle pouvait alors passer à la seconde étape.

Celle ci consistait à se rendre à un endroit bien précis, mais elle petite fille ne connaissait pas sa destination. Elle se contentait de réciter quelques phrases dans un dialecte complètement incompréhensible. Phrasés s'assimilant à une comptine naïve et enfantine, secret que lui avait murmuré sa maman au creux de son oreille lors du rassemblement. Elle fermait ses petits yeux et en un instant elle était ailleurs. Un ailleurs bien plus terrestre. Un ailleurs qui ressemblait à sa vie diurne. Elle se retrouvait ainsi au milieu de la nuit à proximité d'une personne en plein sommeil, une personne en "panne". L'autre pouvait être un homme ou bien une femme, et parfois aussi un enfant. Mais en panne de quoi me direz vous?. Et bien en panne d'amour, de tendresse, de foi, de motivation, d'inspiration. En panne de croyance en la vie, en panne d'espoir. Les pannes pouvaient être multiples, voire très complexes. En panne comme quand une pile s'arrête de fonctionner, qu'un moteur lâche, quand le tic tac cesse.

Lucie était décrocheuse d'étoiles et accrocheuse d'amour. En se rapprochant au plus près de la personne, dans un silence absolu où l'on entendait que les respirations, elle ouvrait son petit écrin précieux, en retirait l'étoile étincelante qu'elle déposait  au coeur de la panne. L'étoile reprenait force et énergie ainsi libéré. Elle s'illuminait, ravivait et ranimait l'être dans son entier. Ce dernier se retrouvait alors immergé dans une bulle protectrice et bienveillante éclairée, et la panne en quelques instants n'était plus. L'opération ne prenait que quelques secondes. Dans ces instances parallèles Lucie était alors persuadée d'être la lumière dans la nuit.
Lorsque la lumière s'éteignait malgré la nuit on devinait le grand sourire naître sur le visage de Lucie. Une panne réparée, une étoile accrochée. Cela la mettait en joie. Elle n'avait plus qu'a refermer ses yeux, réciter à nouveau la comptine, et c'était fini pour cette fois ci. Elle se retrouvait à nouveau revenue de ses errances et voyages au travers la nuit. Elle retrouvait sa chambre, son cocon, son petit nid douillet.

Le lendemain Lucie reprenait le cours de sa vie, partageant son temps comme tous les autres enfants de son âge, mais en sachant intimement, que la nuit venue elle partirait vers de nouvelles aventures, vers son fabuleux destin, le destin de "Lucie, décrocheuse d'étoiles".

FIN

***Pour LUCIE***

Un ange qui m'a inspiré

ce petit instant de rêve

etoile_yoko

Illustration YOKO

"C'est pas marqué dans les livres,
Le plus important à vivre,
Est de vivre au jour le jour.
Le temps c'est de l'Amour... "

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15 juin 2009

A la mienne

"Oyé, Oyé! "

***INFORMATION***

Avis à la population

Message:

Mes chers visiteurs,

Je vous convie ce soir pour un moment de fête et de délire, un instant éphèmère mais défoulant ET Ô combien oxygénant sur ma "Planète Mauve". Après la soirée BLANCHE d'Eddy, voici venu le temps (des rires et des chants) de la soirée PURPLE de Mauve (whaou quel égo) Oui, mais aujourd'hui jour exceptionnel: c'est mon anniversaire. Et comme je suis une femme extraordinaire (!!! merci de ne pas commenter cette affirmation), j'ai le droit de faire ce qu'il me plaît même des trucs complètement insensés (ce qui je l'admets ne changera guère mes habitudes!)

Le programme sera extremement simple. Nous festoierons, nous danserons, nous boirons, nous nous aimerons jusqu'au bout de la nuit. Vous découvrirez mon paradis violet, ferez la connaissance de mes partenaires de jeu: Igor et Nestor. Nous rirons, nous partagerons une soirée mémorable. Nous parlerons, et même nous regarderons le ciel étoilé. Nous nous poserons, nous savourerons chaque seconde. Nous vivrons. Nous serons ensembles dans un moment convivial et insouciant dans un monde totalement parallèle et décalé, sans nulle contrariété. Si cet amusement vous intéresse n'hésitez pas et venez. Courez. Une seule consigne, venez avec "quelque  chose" de violet. Pour la route, suivez la lumière des étoiles elle vous guidera jusqu'à moi.

Je vous embrasse

Mauve

*****

...Piqure de rappel...

"OUI je me souhaite à personnellement moi-même un joyeux anniversaire (mais quel égo démesuré (ça ne change rien, les années passent et mon melon implose))! J'ai 36 ans aujourd'hui (je passe) . Whaou, ça me fait un peu flipper quand même, quand je réalise! Du chemin de vie parcouru, combien à parcourir? combien de temps? (tiens ça me rappelle quelque chose!). Je veux avancer (j'avance, au présent et au demain), ne plus regarder dans les rétroviseurs mes souffrances, mon passé, mes blessures, mes peurs, mes boulets qui altèrent à mon envol, qui parasitent mon éclosion (je pense que c'est franchement en bonne voie, et des boulets me parole j'en ai détaché quelques uns qui pesaient à mes chevilles). Je veux avancer, pour ne plus avoir peur, pour apprécier ce que je SUIS réellement, sans fard, sans mensonges, sans faux semblants (je me combats et apprends tous les jours à être une jolie partenaire, une bonne alliée, une agréable camarade pour moi) . Je veux m'apprivoiser, et ne plus avoir peur de moi. Je veux m'émanciper de mes maux (emanciper? ben c'est pas mal, pour une simple émancipation) ; me libérer de tout ce fardeau qui pèse au point de souvent m'enfoncer les pieds, mollets, cuisses...dans les sables mouvants (je suis aujourd'hui en capacité de dire que j'ai sorti mon corps de la boue dans lequel il était enlisé, trop lourd à porter). Je veux apaiser mon esprit, l'assainir, le libérer. Je veux ENFIN croire en moi, me faire confiance, pour ainsi simplement faire confiance en l'autre, ne plus douter en permanence, ne plus se poser les mauvaises questions, ne plus se perdre dans un dédale sans fin (en cours d'acquisition, mais ô galop!) . Je veux pour finir devenir (comme dirait ma meilleure amie) "une bonne compagne pour moi" . Je veux vivre sereinement avec moi. (YEAP)

Je veux, je veux, je veux! on répète souvent aux enfants qu'il ne faut pas dire je veux, plutôt je souhaiterai. Mais je répondrai que d'une, je ne suis plus une enfant, vu que j'ai 36 ans ans (quoi que cette notion est à débattre!), et que de deux, c'est MON anniversaire et que par conséquent je m'autorise le droit officiel de faire ce que JE VEUX..." Et ça c'est idem....

Que de chemin parcouru. En l'espace de quelques moi. Pourtant si je fais le bilan, c'est bien moi qui en suis l'auteur de ce changement. La mue a eu lieu.

J'adÔre

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08 juin 2009

Petite fille deviendra femme

B

QUI ES TU?

ET

QUI DEVIENDRAS TU?

Qui es tu tu petite fille, bouille ronde, mine rieuse, petite brunette malicieuse, yeux pétillants, et sourire coquin?

Tu regardes l'objectif face à toi,

sans te préoccuper alors de quoi sera fait ton demain?

Innocence. Enfance. Insouciance.

********

Petite fille deviendra femme et je me demande aujourd'hui si tu seras dans ta future vie heureuse, si tu mèneras une existence extraordinaire avec paillettes et confettis. Connaîtras tu la richesse et essentiellement celle du coeur, alliant amour et générosité. Auras tu un mari à aimer, des enfants à choyer. Exerceras tu une profession choisie, voulue et ainsi gagneras tu bien ta vie, ou au contraire seras tu en difficultés. Feras tu l'amour, et éprouveras du plaisir. Pourra t-on compter sur toi, fidèle avec les tiens, famille et amis. Tes parents seront-ils là pour t'accompagner et te guider sur ton chemin de vie. Seras tu peureuse, sensible, hypocondriaque, superstitieuse. Aimeras tu combattre et posséderas tu grande confiance en toi qui te permettra te gravir les montagnes. Privilégieras tu la fête, le délire, l'atypique, ou seras tu plutôt classique et entrant dans le moule traditionnel et ô combien con-ventionnel. Deviendras tu belle, voire rebelle, bravant les interdits, et jouant avec les contradictions. Qui seras tu entre ombre ou lumière. Aimeras tu ton corps et en feras tu un allié. Deviendras tu quelconque, banale ou différente. Auras tu des maux, des fragilités qui te rendront vulnérables. Deviendras tu épicurienne savourant tous les moments. Sauras tu dire non et t'affirmer. La vie sera t-elle simple ou semée d'embûches. Construiras tu ton existence avec des projets, des aspirations, de l'envie, des passions, de la déraison, ou bien subiras tu chaque instance dans la crainte et la souffrance. Garderas tu cet air coquin et mutin. Demeureras tu figée ou adaptable à tout changement. Ton âme sera t-elle rêveuse et bercée d'imaginaire qui t'amèneras et te transporteras loin de la réalité parfois hostile. Seras tu solitaire, calme, posée, ou bien nerveuse, hypersensible, dotée d'une certaine sociabilité. Pleureras tu souvent, et le rire enchantera t-il ton coeur. Oui qui deviendras tu petite fille. "Je t'aime" fera t-il parti de ton vocabulaire usuel. Seras tu sociable, adaptable. Dépensière, avare, franche ou hypocrite. Pratiqueras tu un sport, auras des hobbies et passions. Aimeras tu la vie et tout ce qu'elle te procurera. Petite fille...

Oui, petite fille deviendra femme, mais quelle femme? seules les années passant donneront des réponses à toutes ces questions que je me pose aujourd'hui. J'espère seulement petite fille que tu vivras ton enfance sans le moins de tracas et heurts possibles afin que tu grandisses sereinement et en paix, et que la femme que tu deviendras soit libre et en harmonie avec ce qu'elle sera.

Je te souhaite petite fille tout le bonheur possible.

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03 juin 2009

Igor, l'homme sans corps...

Je me suis couchée de bonne heure, harassée, épuisée, exténuée par de vives émotions qui tourmentent mon être. Nestor, fidèle compagnon est là, près de moi. Il fait chaud sur ma "Planète Mauve". Les fenêtres de la chambre sont ouvertes, le vent léger envoie à mon corps réceptif son souffle. Étendue sur mon lit, je dors paisiblement, bercée par de doux rêves fastasticos-érotiques. Pourtant rapidement je remonte à la surface abandonnant mon apnée nocturne et mes Ô voluptueux sÔnges! Mon sommeil semble se faire moins profond, plus agité. Je ressens une présence dans la pièce. Une sensation indescriptible. Il y a quelqu'un c'est indéniable. J'ouvre les yeux, me retourne vers Nestor, lui dort comme un loir (enfin plutôt comme un lapin). Mon regard analyse dans la pénombre l'environnement, il n'y a rien pourtant. Seuls les rideaux ondulent. Mon imagination fertile me joue des tours. Je referme les yeux tentant de replonger dans les Ô malicieuses. Pourtant à nouveau la présence est là insistante, je la ressens. Je reste immobile, orbites éteintes sans la moindre étreinte. Mon souffle s'accélère et, malgré la force du res(sang)ti, je n'ai pas peur. J'attends. Je ne sais pas combien de temps s'écoule, là inerte sur ma couche. Je n'entends plus que le ronflement de Nestor. Quand, sorti de nulle part, une voix d'homme rauque et puissante s'élève:

"-Bonsoir Mauve, surtout n'aies pas peur"

Je soulève alors mes paupières, ma gorge est sèche, ma curiosité s'enflamme. Et là, je le vois, je le découvre. Je le fixe, je ne bouge plus. Je le scrute, le détaille, le dévisage. Mille questions à la seconde fourmillent en moi, qui ne prennent même pas le temps d'attendre une réponse. Je reste pourtant muette face à lui. C'est l'atypique qui reprend la parole de sa voix si particulière.

-"Mauve, je suis Igor, l'homme sans corps".

-"Igor, l'homme sans corps (?) (!) (...)"

Je ne sais s'il s'agit là d'une question, d'une exclamation de surprise, d'une évidence, d'une attente d'explication. Stoïque, comme une statue, je semble figée pour l'éternité. Peu à peu, ma vue s'habitue à lui, je le zoome, je le sonde, le scanne, l'échographie, l'irmise. Quel est donc cet étranger? Un visage tel que je n'en ai jamais vu, un teint de plâtre, et surtout son absence de corps. Juste une tête, et quelle tête!. Un être pourtant droit face à moi, ses yeux dans les miens. Il reprend face à ma déroute:

-"Mauve, je ne te veux que du bien. Je suis un messager. Un messager particulier. J'ai une mission auprès de toi"

-"Mais qui t'envoie?". Premières paroles censées dans ma bouche!

-"Ce sont les âmes Mauve. Les âmes qui veillent sur celle que tu es".

-"Mes anges?".

-"Ils sont ceux que tu as envie: amis, aimants, anges, protecteurs...".

Ainsi j'ai face à moi un messager empli d'une mission vis à vis de moi. Je peux lui faire confiance. Je le sais; même si je me reproche mon ange et lisme. il est bienveillant, protecteur, droit, et fort. Je suis persuadée qu'il dit la vérité, tant pis si je perds la raison. Tant pis si ma folie me perd, tant pis si je le regrette. Tant pis: j'accepte, je prends, je joue. Je me sens alors plus à l'aise et détendue face à mon choix de devenir la partenaire du messager. Je me relève, à mes cotés l'animal repu ne daigne même pas se réveiller. Quel beau moment il perd! il pensera demain que j'ai trop abusé et dépasser encore les limites.

"-Igor, parle moi de ta mission s'il te plaît".

"-Mauve, je suis là pour te remettre un présent. Regarde, c'est juste là autour de mon cou. Ce pendentif est un bien précieux et rare. Il a des pouvoirs. Des pouvoirs de vie.  Il te rendra Ô fil du temps plus forte, plus confiante. Tu croieras davantage en toi, en l'existence. Cette dernière tu le constateras te réserveras te bien agréables surprises. Tu auras moins peur".

Le pendentif brille dans la nuit autour de son cou, et je je crois déceler deux lettres enrobées, enroulées liées, reliées l'une à l'autre. Je suis troublée, émue, absorbée, subjuguée. Il reprend:

"-Mauve le message que je dois te transmettre dit qu'il te faut t'accepter, t'aimer, te tolérer , et Vivre! tu verras qu'avec ces efforts tu seras récompensée. Le pendentif ici présent, ne te laissera pas. Les âmes veillent sur toi, et moi Igor, je vais rester là, un peu près de toi, pour t'enseigner quelques rudiments".

Il va rester là, près de moi. Un nouveau compagnon dans ma vie. Il va casser ma relation duelle avec Nestor. Il va m'apprendre et m'enseigner. Il va me guider. Je ne peux qu'accepter, je le veux.

"-Je suis d'accord Igor, absolument d'accord".

"-Alors Mauve ma mission est en partie accomplie. Retires le médaillon et passes le autour de ton cou; ensuite tu réveilleras la bête près de toi, et nous ferons connaissance".

*****

igor

Igor, l'homme sans corps

le_pr_cieux

Le précieux, délivré par Igor

transmission

Transmission de Igor à Mauve

EMOTION

Posté par mauve15 à 18:28 - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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